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Missionnaires Clarétains France | 27 April 2017

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L’évangile au quotidien 28 février 2013

L’évangile au quotidien 28 février 2013

| On 27, Fév 2013

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 16,19-31. 
Jésus disait cette parabole : « Il y avait un homme riche, qui portait des vêtements de luxe et faisait chaque jour des festins somptueux.
Un pauvre, nommé Lazare, était couché devant le portail, couvert de plaies.
Il aurait bien voulu se rassasier de ce qui tombait de la table du riche ; mais c’étaient plutôt les chiens qui venaient lécher ses plaies.
Or le pauvre mourut, et les anges l’emportèrent auprès d’Abraham. Le riche mourut aussi, et on l’enterra.
Au séjour des morts, il était en proie à la torture ; il leva les yeux et vit de loin Abraham avec Lazare tout près de lui.
Alors il cria : ‘Abraham, mon père, prends pitié de moi et envoie Lazare tremper dans l’eau le bout de son doigt pour me rafraîchir la langue, car je souffre terriblement dans cette fournaise. –
Mon enfant, répondit Abraham, rappelle-toi : Tu as reçu le bonheur pendant ta vie, et Lazare, le malheur. Maintenant il trouve ici la consolation, et toi, c’est ton tour de souffrir.
De plus, un grand abîme a été mis entre vous et nous, pour que ceux qui voudraient aller vers vous ne le puissent pas, et que, de là-bas non plus, on ne vienne pas vers nous. ‘
Le riche répliqua : ‘Eh bien ! père, je te prie d’envoyer Lazare dans la maison de mon père.
J’ai cinq frères : qu’il les avertisse pour qu’ils ne viennent pas, eux aussi, dans ce lieu de torture ! ’
Abraham lui dit : ‘Ils ont Moïse et les Prophètes : qu’ils les écoutent !
Non, père Abraham, dit le riche, mais si quelqu’un de chez les morts vient les trouver, ils se convertiront. ‘
Abraham répondit : ‘S’ils n’écoutent pas Moïse ni les Prophètes, quelqu’un pourra bien ressusciter d’entre les morts : ils ne seront pas convaincus. ‘ »

Le péché du riche de la parabole tient au fait d’avoir un mendiant aux portes de son palais sans pour autant voir ses plaies ni prendre conscience de sa faim. Il ne franchit pas  le seuil de cette  « porte » qui le sépare du pauvre, ne l’approche pas pour le sortir de sa misère, continue tranquille « à célébrer des fêtes splendides ». C’est ainsi aussi que nous vivons  dans les pays de bien-être : avec un cœur endurci, indifférents à la faim et à la misère des pauvres de la Terre, sans entendre leur souffrance, en jouissant  d’une manière splendide de notre bien-être. Nous devenons ainsi le grand obstacle pour la construction d’un monde plus juste et plus humain. (J.-A. Pagola)

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