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Missionnaires Clarétains France | 11 December 2019

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1 Dimanche de l’Avent

1 Dimanche de l’Avent
Raymond,CMF

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 24,37-44.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples :
« Comme il en fut aux jours de Noé, ainsi en sera-t-il lors de la venue du Fils de l’homme.
En ces jours-là, avant le déluge, on mangeait et on buvait, on prenait femme et on prenait mari, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche ;
les gens ne se sont doutés de rien, jusqu’à ce que survienne le déluge qui les a tous engloutis : telle sera aussi la venue du Fils de l’homme.
Alors deux hommes seront aux champs : l’un sera pris, l’autre laissé.
Deux femmes seront au moulin en train de moudre : l’une sera prise, l’autre laissée.
Veillez donc, car vous ne savez pas quel jour votre Seigneur vient.
Comprenez-le bien : si le maître de maison avait su à quelle heure de la nuit le voleur viendrait, il aurait veillé et n’aurait pas laissé percer le mur de sa maison.
Tenez-vous donc prêts, vous aussi : c’est à l’heure où vous n’y penserez pas que le Fils de l’homme viendra. »

Les textes de ce premier Dimanche de l’Avent n’ont pas seulement pour but de nous préparer à la fête de Noël ; ils nous redisent aussi, d’abord, en condensé, ce qui finalement est l’enjeu de notre expérience croyante, ce qui caractérise le chemin que nous désirons emprunter. Ce chemin où notre histoire personnelle est appelée à rejoindre celle de l’humanité dans cet étonnant rassemblement, cet accomplissement, dans le Christ.

C’est de cela dont nous parle Jésus dans l’évangile. Evoquant sa venue, il parle de l’avènement du Fils de l’homme. Cette appellation « Fils de l’homme » désigne le juge de la fin des temps. Pour nous chrétiens, nous savons que c’est au Christ que le jugement a été remis. Le Christ qui est la manifestation, l’incarnation, de la Parole créatrice. Et seule finalement la confrontation à cette Parole de vie peut dévoiler – c’est cela le jugement – si nous sommes vivants ou morts.

En faisant allusion à l’histoire de Noé et à cette époque où les gens ne se sont doutés de rien, Jésus nous parle ainsi de cet enjeu de vie et de mort qui concerne toute l’humanité, son destin collectif. Nous sommes vus par Dieu en solidarité. Chaque histoire personnelle rejoint celle de l’humanité. Il n’y a pas de salut particulier qui ne soit lié au salut de tous.

Nous comprenons donc, avec ce premier dimanche de l’Avent, que nous n’allons pas seulement célébrer bientôt la naissance de Jésus à Bethléem, mais nous comprenons aussi que sa venue se fait dans notre histoire au fil des jours. Et cela nous met en mouvement. Et le premier mouvement, la première attitude d’un cœur disponible, c’est de veiller et d’attendre. En devenant des veilleurs, comme nous y invite l’évangile, nous expérimentons comment Dieu creuse dans notre attente, dans ce temps qui passe, le sentier droit de sa présence. L’apôtre Paul nous parle de « sortir du sommeil », et Jésus nous dit « tenez-vous prêts », Prêts à quoi ? Prêts à partir. Prêts à aller ailleurs. Un des caractères majeurs du croyant, du disciple, c’est la mobilité, la disponibilité. Aller plus loin, aller ailleurs, devenir autre. Dans sa tête, dans son cœur. Et parfois de manière très concrète dans sa vie.

Le chrétien doit donc être un homme éveillé. Nous savons combien nos rythmes de vie, nos habitudes, nos certitudes aussi, peuvent nous endormir, combien nous pouvons être anesthésiés et abrutis par les discours vides, et les lumières agressives de la consommation ambiante. Qu’allons-nous mettre en œuvre, très concrètement, durant ces semaines qui viennent, pour réveiller notre esprit, notre cœur, notre foi ? Ou pour le dire autrement, qu’est-ce qui a besoin d’être réveillé en nous, d’être vivant ?
Entrer dans cette démarche signifie de veiller intérieurement pour demeurer en présence du Seigneur afin de le reconnaître quand il viendra, mais aussi de le découvrir dans le visage de ceux qui nous entourent et qui sont confiés à notre vigilance. Nous avons à veiller sur eux comme le Seigneur veille sur nous. Plus exactement : le Seigneur veut se servir de notre présence attentionnée pour les entourer de la sienne.

Eh bien, demandons au Seigneur les uns pour les autres, frères et sœurs, en ce début d’Avent, d’être des hommes et des femmes éveillés. Pour contempler ce Dieu qui vient à nous, et nous laisser rejoindre au plus profond par son mouvement de vie, cette vie vers laquelle il entraîne, du début à la fin, l’histoire du monde et celle de nos existences.

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