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Missionnaires Clarétains France | 11 December 2019

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2 Dimanche de l’Avent

2 Dimanche de l’Avent
Raymond,CMF

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 3,1-12.
En ces jours-là, paraît Jean le Baptiste, qui proclame dans le désert de Judée :
« Convertissez-vous, car le royaume des Cieux est tout proche. »
Jean est celui que désignait la parole prononcée par le prophète Isaïe : ‘Voix de celui qui crie dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, rendez droits ses sentiers.’
Lui, Jean, portait un vêtement de poils de chameau, et une ceinture de cuir autour des reins ; il avait pour nourriture des sauterelles et du miel sauvage.
Alors Jérusalem, toute la Judée et toute la région du Jourdain se rendaient auprès de lui,
et ils étaient baptisés par lui dans le Jourdain en reconnaissant leurs péchés.
Voyant beaucoup de pharisiens et de sadducéens se présenter à son baptême, il leur dit : « Engeance de vipères ! Qui vous a appris à fuir la colère qui vient ?
Produisez donc un fruit digne de la conversion.
N’allez pas dire en vous-mêmes : “Nous avons Abraham pour père” ; car, je vous le dis : des pierres que voici, Dieu peut faire surgir des enfants à Abraham.
Déjà la cognée se trouve à la racine des arbres : tout arbre qui ne produit pas de bons fruits va être coupé et jeté au feu.
Moi, je vous baptise dans l’eau, en vue de la conversion. Mais celui qui vient derrière moi est plus fort que moi, et je ne suis pas digne de lui retirer ses sandales. Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu.
Il tient dans sa main la pelle à vanner, il va nettoyer son aire à battre le blé, et il amassera son grain dans le grenier ; quant à la paille, il la brûlera au feu qui ne s’éteint pas. »

Jean baptiste, voila un homme qui a quelque chose à dire, il y a deux mille ans qu’il a quelque chose à dire et il y a deux milles ans que les hommes le méprise, en disant « c’est qui se pauvre type habillé comme un clochard, faites le taire ou j’appelle la police ou alors tuez le » et vu qu’on ne peut pas le faire taire on le tuera, c’est comme ça que l’on fait avec les prophètes, avec ceux qui dérangent.
Aujourd’hui, Jean-Baptiste proclame un baptême de conversion : « Convertissez-vous, car le Royaume des cieux est tout proche! » Il n’invite pas à revenir à la religion, même pas à la pratique. C’est tellement vrai qu’il reçoit plutôt mal Pharisiens et Sadducéens qui étaient de bons pratiquants. Non ! Jean-Baptiste invite à se convertir, pas forcément à faire des efforts, mais à devenir autre. Le Royaume de Dieu est d’abord intérieur. Dans l’épi, ce qu’on voit c’est la paille et désormais ce qu’on voit est bon à mettre au feu. Seul vaut le blé.
Jean-Baptiste commence à envisager la venue de Jésus. Il commence même à envisager Jésus, à le décrire, à lui donner un visage : “Celui qui vient derrière moi est plus fort que moi… Lui vous baptisera dans l’Esprit-Saint et le feu… Préparez le chemin du Seigneur.” Faites-lui de la place. Et il appelle à la conversion pour que le fils de Dieu puisse prendre visage parmi les hommes. Envisager. Le contraire de dévisager, avec la méfiance que ça peut représenter. Envisager. Regarder l’autre avec le même regard qu’on a autour d’un berceau. Le regard est particulier autour d’un berceau, sans doute parce qu’il n’y a pas de passé à juger, tout est avenir. C’est comme un cahier tout neuf, c’est l’utopie parfaite dont personne ne dit pour autant que ce soit naïveté. Envisager. “Les vrais, les seuls regards d’amour, sont ceux qui nous espèrent, qui nous envisagent, au lieu de nous dévisager. Alors, on comprend mieux et pour toujours qu’un soir à l’auberge, du côté d’Emmaüs, l’inconnu soit devenu le visage vrai de Dieu.” C’est lui que l’église nous donne en ce temps de l’avent pour nous préparer. Et cette préparation ne ressemble pas à la vie de château, ça a une autre profondeur, il ne s’agit pas d’apprendre à chantonner ou à se trémousser mais d’apprendre à vivre, en langage chrétien ça à un nom : la CONVERSION.
Si jean baptiste vit dans le désert c’est pour nous apprendre à nous passer du superflu, s’il s’habille de vêtement en poil c’est pour nous inviter à la simplicité, celle qui libère, s’il crie dans le désert c’est pour couvrir les décibels qui nous assourdisse toute la journée, du réveil matin, à la radio, de la télé, au bruits des voitures. Mais son cri résonne dans le désert, parce que ce qui est désert aujourd’hui, ce qui est déserté aujourd’hui, c’est le cœur de l’homme, c’est son âme, c’est son âme qu’il a désertée.
Jean baptiste est justement venu dans ce désert, dans le désert de nos âmes pour nous réveiller, pour nous rappeler celui qui vient, pour nous rappeler que notre Seigneur Jésus-Christ veux faire de notre âme sa demeure, qu’il ne veut pas qu’elle reste ce désert stérile, mais au contraire, un terre fertile où il plantera sa grâce ou germera la paix et la joie.
Pourquoi avons-nous choisi Jean Baptiste plutôt que nos starlettes d’un soir ?
Laissez-moi vous donner une raison. Parce que eux, le jour de Noël ils nous conduiront vers une grosse dinde truffée de marron et vers trois malheureux cadeaux qui nous exciteront quelque temps mais que nous aurons bien vite oubliés. Tandis que si nous suivons la route de Jean Baptiste, celle que nous aurons pris soin d’aplanir, au soir de Noël elle nous conduira à la crèche, devant cet enfant qui nous tendra les bras pour nous offrir ces cadeaux qui ne passe pas : la foi l’espérance et la charité.
Alors oui en ce temps de l’avent résolument nous te choisissons jean baptiste, montre nous la route à aplanir et donne nous l’audace de te suivre.

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