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Missionnaires Clarétains France | 17 December 2017

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Mercredi Saint

Mercredi Saint
CMF France

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 26,14-25.
En ce temps-là, l’un des Douze, nommé Judas Iscariote, se rendit chez les grands prêtres
et leur dit : « Que voulez-vous me donner, si je vous le livre ? » Ils lui remirent trente pièces d’argent.
Et depuis, Judas cherchait une occasion favorable pour le livrer.
Le premier jour de la fête des pains sans levain, les disciples s’approchèrent et dirent à Jésus : « Où veux-tu que nous te fassions les préparatifs pour manger la Pâque ? »
Il leur dit : « Allez à la ville, chez un tel, et dites-lui : “Le Maître te fait dire : Mon temps est proche ; c’est chez toi que je veux célébrer la Pâque avec mes disciples.” »
Les disciples firent ce que Jésus leur avait prescrit et ils préparèrent la Pâque.
Le soir venu, Jésus se trouvait à table avec les Douze.
Pendant le repas, il déclara : « Amen, je vous le dis : l’un de vous va me livrer. »
Profondément attristés, ils se mirent à lui demander, chacun son tour : « Serait-ce moi, Seigneur ? »
Prenant la parole, il dit : « Celui qui s’est servi au plat en même temps que moi, celui-là va me livrer.
Le Fils de l’homme s’en va, comme il est écrit à son sujet ; mais malheureux celui par qui le Fils de l’homme est livré ! Il vaudrait mieux pour lui qu’il ne soit pas né, cet homme-là ! »
Judas, celui qui le livrait, prit la parole : « Rabbi, serait-ce moi ? » Jésus lui répond : « C’est toi-même qui l’as dit ! »

Pour les disciples Jésus est le Seigneur. Pour Judas, il n’est plus qu’un rabbin comme les autres et il a compris que son mouvement s’en allait vers un échec. Les autres disciples aussi pressentaient la fin. Au moment où Jésus avait décidé de monter vers Béthanie près de Jérusalem, Philippe avait déclaré: “Allons, nous aussi, pour mourir avec lui!” (Jean, 11,16) Judas a décidé de quitter avant cela et d’en retirer un peu de profit. C’est là l’opinion la plus répandue sur le mystère de Judas.

Les mouvements gnostiques du 2e siècle, pour qui la matière et le corps sont des créations du Mauvais, inventeront un Judas qui veut faire une bonne oeuvre en libérant le Christ de “la personnalité humaine qui l’emprisonnait” (Évangile de Judas). Pour ceux qui combattent les hérésies à cette époque, comme Irénée, Tertullien et Épiphane, ce sont là des créations après coup sans aucun lien avec ceux qui ont été les témoins de Jésus.

L’atmosphère est lourde et triste pour Jésus comme pour les disciples. Jésus sait bien que la Passion sera réelle: il ne fera pas semblant de mourir! La trahison de l’un des douze et la faiblesse des autres disciples ne sont pas pour diminuer cette lourdeur. Quant aux disciples, il faut remarquer qu’ils ne demandent pas qui va le trahir mais bien: “Est-ce moi?” Ils ne se sentent ni forts ni sûrs de leur propre fidélité. Ils commencent à voir s’écrouler leurs rêves d’un Règne de Dieu triomphant où ils pensaient avoir les premières places. Et ils n’ont pas encore la lumière et la force que leur donnera l’Esprit.

La fidélité reste une chose qui n’est jamais possédée une fois pour toute: elle doit être continuellement vécue.

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