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Missionnaires Clarétains France | 17 October 2017

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Jeudi Saint

Jeudi Saint
CMF France

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 13,1-15.
Avant la fête de la Pâque, sachant que l’heure était venue pour lui de passer de ce monde à son Père, Jésus, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu’au bout.
Au cours du repas, alors que le diable a déjà mis dans le cœur de Judas, fils de Simon l’Iscariote, l’intention de le livrer,
Jésus, sachant que le Père a tout remis entre ses mains, qu’il est sorti de Dieu et qu’il s’en va vers Dieu,
se lève de table, dépose son vêtement, et prend un linge qu’il se noue à la ceinture ;
puis il verse de l’eau dans un bassin. Alors il se mit à laver les pieds des disciples et à les essuyer avec le linge qu’il avait à la ceinture.
Il arrive donc à Simon-Pierre, qui lui dit : « C’est toi, Seigneur, qui me laves les pieds ? »
Jésus lui répondit : « Ce que je veux faire, tu ne le sais pas maintenant ; plus tard tu comprendras. »
Pierre lui dit : « Tu ne me laveras pas les pieds ; non, jamais ! » Jésus lui répondit : « Si je ne te lave pas, tu n’auras pas de part avec moi. »
Simon-Pierre lui dit : « Alors, Seigneur, pas seulement les pieds, mais aussi les mains et la tête ! »
Jésus lui dit : « Quand on vient de prendre un bain, on n’a pas besoin de se laver, sinon les pieds : on est pur tout entier. Vous-mêmes, vous êtes purs, mais non pas tous. »
Il savait bien qui allait le livrer ; et c’est pourquoi il disait : « Vous n’êtes pas tous purs. »
Quand il leur eut lavé les pieds, il reprit son vêtement, se remit à table et leur dit : « Comprenez-vous ce que je viens de faire pour vous ?
Vous m’appelez “Maître” et “Seigneur”, et vous avez raison, car vraiment je le suis.
Si donc moi, le Seigneur et le Maître, je vous ai lavé les pieds, vous aussi, vous devez vous laver les pieds les uns aux autres.
C’est un exemple que je vous ai donné afin que vous fassiez, vous aussi, comme j’ai fait pour vous. »

Les détails que donne l’évangéliste avant de faire le récit souligne l’importance du moment et l’importance du geste de Jésus. Il est conscient que l’heure de passer de ce monde à son Père est venue. Ce qui va suivre sera donc comme le testament qu’il laisse à ses disciples. Et le geste qu’il va faire dit la grandeur de son amour et jusqu’où cet amour est allé.

Si on résume le mouvement du geste de Jésus, c’est la description d’un abaissement pour accomplir un service. Cet abaissement est l’image de l’existence du Christ. En mentionnant au début que l’heure du retour au Père était proche, l’évangéliste faisait en même temps allusion à sa venue d’auprès du Père. C’était le mouvement du Prologue de l’évangile: le Verbe, qui était avec Dieu et par qui tout fut fait, s’est fait chair et il a habité parmi nous. Très tôt, un hymne des premiers chrétiens, cité par saint Paul, disait: Lui, de condition divine… s’anéantit lui-même, prenant la condition d’esclave…. obéissant jusqu’à la mort…Aussi Dieu l’a-t-il exalté…il est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père. (Phil.2,6-11)

Cet abaissement était pour faire un service et non pour une domination comme l’auraient bien voulu les premiers disciples de Jésus. Le lavement des pieds des disciples représente ce service. C’est l’image d’une purification, sans laquelle, comme Jésus le dit à Pierre, on ne peut être disciple ni avoir part avec lui. C’est une libération que Jésus est venu apporter, une libération du péché. C’est cette libération qui nous permet de demeurer en lui et que Lui demeure en nous, comme il le disait dans le discours sur le pain de vie (Jean 6,56).

C’est jusque là que va l’amour du Christ et l’amour du Père qui l’a envoyé.

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