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Missionnaires Clarétains France | 17 December 2017

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Dimanche de Pâques

Dimanche de Pâques
CMF France

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 20,1-9.
Le premier jour de la semaine, Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin ; c’était encore les ténèbres. Elle s’aperçoit que la pierre a été enlevée du tombeau.
Elle court donc trouver Simon-Pierre et l’autre disciple, celui que Jésus aimait, et elle leur dit : « On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l’a déposé. »
Pierre partit donc avec l’autre disciple pour se rendre au tombeau.
Ils couraient tous les deux ensemble, mais l’autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le premier au tombeau.
En se penchant, il s’aperçoit que les linges sont posés à plat ; cependant il n’entre pas.
Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour. Il entre dans le tombeau ; il aperçoit les linges, posés à plat,
ainsi que le suaire qui avait entouré la tête de Jésus, non pas posé avec les linges, mais roulé à part à sa place.
C’est alors qu’entra l’autre disciple, lui qui était arrivé le premier au tombeau. Il vit, et il crut.
Jusque-là, en effet, les disciples n’avaient pas compris que, selon l’Écriture, il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts.

La prédication de Jésus avait commencé après son baptême. Les Actes des Apôtres en 1ere lecture rappellent que la mission de Jésus consistait à appeler les hommes et les femmes à renoncer aux seules perspectives humaines. Jésus a annoncé les valeurs du Royaume de Dieu. Elles ne sont pas basées sur les taux de croissance ni sur les profits, pas plus que sur l’obéissance aveugle. Jésus a plutôt parlé de justice, de liberté, d’ouverture aux autres et à la différence. Jésus est mort en bandit pour avoir tenté d’humaniser le monde.  Jésus est plus qu’un moralisateur, plus qu’un prophète, car Jésus est ressuscité le matin de Pâques. Il n’y a pas de témoignages irréfutables ou de preuves matérielles que Jésus est ressuscité et qu’il est Dieu. Pâques est un signe qui parle à la foi du croyant. Pâques, c’est la fête de la foi.
 
La scène racontée par Jean est bouleversante pour les disciples. La mort de Jésus en croix était encore toute fraîche. La résurrection réveille chez les disciples des paroles et des scènes vécues avec Jésus et qui semblaient indiquer qu’il n’était pas qu’un homme. La scène du tombeau vide leur parle de manière éclatante. La résurrection n’est pas seulement celle de Jésus, c’est déjà celle des disciples, c’est la nôtre. L’Évangile nous enseigne à regarder le tombeau comme une présence parmi nous. C’est le signe du passage permanent de la mort à la vie, de la tristesse à la joie, du vide à l’espérance et de la solitude à la présence paisible de Dieu. Jésus est mort et ressuscité pour nous et pour notre salut. Toute personne qui fait alliance avec Jésus pourra surmonter la tentation de se replier sur les seuls horizons humains. Jésus, Dieu et homme, nous ouvre les portes du Royaume accessible à tous. Jésus est la source d’une vie sans fin.
 
C’est le jour de Pâques même si l’angoisse continue à nous assombrir et que les marques de la mort sont bien présentes parmi nous. Mais, nous le croyons, la mort n’aura pas le dernier mot.  Un nouveau temps commence à s’implanter dans l’humanité. Nous savons les faits et gestes des tout premiers témoins. À leur suite, un jour ou l’autre, nous aurons à faire ce saut dans la nouveauté qui nous attend. Ils guideront notre propre chemin pour découvrir et suivre Jésus qui est la vie. Depuis le jour de Pâques, au regard des croyants, la mort n’est plus un point final. La joie de Pâques nous attend, là où nous sommes, dans la pesanteur de nos existences, avec les mensonges de notre cœur, avec nos lassitudes et avec la petite flamme de notre espérance. La joie de Jésus ressuscité nous est promise et c’est lui qui la donne. La foi chrétienne nous fait espérer.
 
L’espérance chrétienne se déploie en amour qui agit dans le présent et le concret. Il est important que la foi de Jean se soit exprimée en présence de deux amis. Le lien qui les unit est comme un arbre qui produira du fruit. On en prendra conscience bientôt dans les rues de Jérusalem et de Palestine : l’amour des croyants les mettra en mouvement. Il conduira Jean à être condamné aux mines de sel et entraînera Pierre jusqu’à Rome où il sera mis en croix à son tour. « Personne n’a un plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’il aime ». Croire, espérer et aimer : ces trois actes sont inséparables. Ils forgent l’être chrétien et prennent naissance aux bords d’un tombeau.
 
En écoutant saint Jean, ses mots nous plongent-ils dans l’expérience de la présence de Jésus en nous, sur nos routes ?  Mettons donc les mains à la charrue pour changer la face de la terre. Vivons le grand bouleversement qu’est la Bonne Nouvelle. Demandons la grâce d’être renouvelés au matin de Pâques pour avancer joyeux vers Jésus ressuscité.

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