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Missionnaires Clarétains France | 17 October 2017

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16 Dimanche Temps Ordinaire

16 Dimanche Temps Ordinaire
CMF France

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 13,24-43.
En ce temps-là, Jésus proposa cette parabole à la foule : « Le royaume des Cieux est comparable à un homme qui a semé du bon grain dans son champ.
Or, pendant que les gens dormaient, son ennemi survint ; il sema de l’ivraie au milieu du blé et s’en alla.
Quand la tige poussa et produisit l’épi, alors l’ivraie apparut aussi.
Les serviteurs du maître vinrent lui dire : “Seigneur, n’est-ce pas du bon grain que tu as semé dans ton champ ? D’où vient donc qu’il y a de l’ivraie ?”
Il leur dit : “C’est un ennemi qui a fait cela.” Les serviteurs lui disent : “Veux-tu donc que nous allions l’enlever ?”
Il répond : “Non, en enlevant l’ivraie, vous risquez d’arracher le blé en même temps.
Laissez-les pousser ensemble jusqu’à la moisson ; et, au temps de la moisson, je dirai aux moissonneurs : Enlevez d’abord l’ivraie, liez-la en bottes pour la brûler ; quant au blé, ramassez-le pour le rentrer dans mon grenier.” »
Il leur proposa une autre parabole : « Le royaume des Cieux est comparable à une graine de moutarde qu’un homme a prise et qu’il a semée dans son champ.
C’est la plus petite de toutes les semences, mais, quand elle a poussé, elle dépasse les autres plantes potagères et devient un arbre, si bien que les oiseaux du ciel viennent et font leurs nids dans ses branches. »
Il leur dit une autre parabole : « Le royaume des Cieux est comparable au levain qu’une femme a pris et qu’elle a enfoui dans trois mesures de farine, jusqu’à ce que toute la pâte ait levé. »
Tout cela, Jésus le dit aux foules en paraboles, et il ne leur disait rien sans parabole,
accomplissant ainsi la parole du prophète : ‘J’ouvrirai la bouche pour des paraboles, je publierai ce qui fut caché depuis la fondation du monde.’
Alors, laissant les foules, il vint à la maison. Ses disciples s’approchèrent et lui dirent : « Explique-nous clairement la parabole de l’ivraie dans le champ. »
Il leur répondit : « Celui qui sème le bon grain, c’est le Fils de l’homme ;
le champ, c’est le monde ; le bon grain, ce sont les fils du Royaume ; l’ivraie, ce sont les fils du Mauvais.
L’ennemi qui l’a semée, c’est le diable ; la moisson, c’est la fin du monde ; les moissonneurs, ce sont les anges.
De même que l’on enlève l’ivraie pour la jeter au feu, ainsi en sera-t-il à la fin du monde.
Le Fils de l’homme enverra ses anges, et ils enlèveront de son Royaume toutes les causes de chute et ceux qui font le mal ;
ils les jetteront dans la fournaise : là, il y aura des pleurs et des grincements de dents.
Alors les justes resplendiront comme le soleil dans le royaume de leur Père. Celui qui a des oreilles, qu’il entende ! »

La pédagogie Dieu est bouleversante. Dieu qui sait qui Il est ne discute pas sa nature ni son autorité avec l’homme qu’Il a créé par amour. Sachant que l’homme qui se détourne de Lui se dénature, Dieu, le Créateur, ne le suit pas dans ses égarements, au risque de se nier Lui-même. Si l’homme est infidèle, Dieu reste fidèle. Quand l’homme s’égare, Dieu patiente envers lui. Au regard de l’homme moderne, cela peut être une injustice de voir les méchants prospérer et les justes souffrir. Dieu est donc la mesure dont nous devons nous servir pour vivre avec nos frères.

La tentation de l’homme c’est de montrer sa puissance, de réprimer, quand son autorité est piétinée. En soi, c’est parce que l’homme ignore qui il est qu’il suit celui qui s’égare, se dénaturant ainsi par ce fait. Quand on sait qui on est, on ne suit pas l’autre dans ses égarements, parce que cette voie est sans issue. Le juste doit donc être humain, c’est-à-dire, ne jamais céder à ce que son intelligence et sa volonté se penchent vers la destruction, la vengeance, la répression. Mais regarder ceux que Dieu nous a donnés avec les yeux mêmes de Dieu, les yeux de miséricorde. Quand un frère tombe, il ne faut pas le piétiner pour qu’il s’enfonce davantage, mais il faut lui donner la main pour qu’il se relève; sans toutefois se laisser entrainer par sa vie de chute par naïveté.

Cette expérience lointaine de miséricorde de Dieu se réalise en Jésus-Christ, la Parole vivante et vivifiante semée dans nos cœurs. Le Christ dans l’évangile affirme qu’il a semé la Parole qui donne vie, qui porte du fruit, le bon grain. Mais il y a aussi le diable, le démon, qui vient semer l’ivraie dans cette même vie. Le démon qui vient pour empêcher l’émergence du Royaume de Dieu dans la vie que nous avons reçue de Dieu. Cette parole nous vient de Jésus-Christ, de Dieu. Le Mal existe et continue à semer l’ivraie dans nos familles et dans nos vies. L’homme créé à l’image et à la ressemblance de Dieu est appelé à vivre de la vie même de Dieu. Mais il arrive souvent que l’homme décroche, qu’un enfant refuse catégoriquement d’aller à l’école, qu’un jeune bascule dans la drogue, l’alcool, les excès. Le monde moderne voit en cela tout simplement la faiblesse humaine ou le manque d’encadrement des parents. Non, pas toujours. Il y a un déficit spirituel de la foi en Jésus-Christ dans le monde moderne, déficit qui est occupé par les forces obscures, le diable.

Ne nous laissons plus distraire: le combat pour la vie est d’abord un combat spirituel avant d’être physique. Le mal sachant qu’il a très peu de temps, parce qu’arrivera l’heure de la récolte, se lance de toutes ses forces pour nuire au plus grand nombre possible. Notre arme fondamentale pour pallier à ses attaques, c’est la foi en Jésus-Christ, mort et ressuscité. C’est les yeux levés vers Jésus-Christ que nous devons entrer dans le combat de la vie. Les sciences ne suffisent pas à expliquer les désenchantements que connaît notre monde. C’est beaucoup plus subtile et pernicieux. Et ceux qui savent qu’ils sont perdus, qu’ils ont engagé leur liberté, travaille pour élargir la surface d’accueil de l’enfer. Soyons vigilants, ne nous laissons pas distraire. Le Mal est aveugle et il frappe de manière aveugle, c’est pourquoi il fait plus de mal. Une chose est certaine, le Mal ne connaît pas le secret de l’homme. Le secret de l’homme est en Dieu: telle est notre foi.

Par nous-mêmes, nous ne pouvons rien faire, puisque nous avons pour adversaire la perversité, un adversaire qui sait prendre toutes les couleurs, et qui quelques fois vient comme un ami, une lumière venant de Dieu. Nous devons apprendre à invoquer l’Esprit-Saint afin qu’il vienne au secours de notre faiblesse. Car l’Esprit veut ce que Dieu veut: que l’homme vive pleinement de la vie d’enfant de Dieu. Apprenons à invoquer la Vierge Marie, notre Mère, les saints et saintes et nos anges gardiens pour leur confier nos vies et nos difficultés.

Dieu qui connaît le cœur de l’homme, je te confie notre monde, nos pays, nos familles et chacune de nos vie, au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Amen.

Père Pierre Zanga, cmf.

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