Image Image Image Image Image Image Image Image Image Image

Missionnaires Clarétains France | 23 November 2017

Scroll to top

Top

No Comments

31 Dimanche Temps Ordinaire

31 Dimanche Temps Ordinaire
CMF France

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 23,1-12.
En ce temps-là, Jésus s’adressa aux foules et à ses disciples,
et il déclara : « Les scribes et les pharisiens enseignent dans la chaire de Moïse.
Donc, tout ce qu’ils peuvent vous dire, faites-le et observez-le. Mais n’agissez pas d’après leurs actes, car ils disent et ne font pas.
Ils attachent de pesants fardeaux, difficiles à porter, et ils en chargent les épaules des gens ; mais eux-mêmes ne veulent pas les remuer du doigt.
Toutes leurs actions, ils les font pour être remarqués des gens : ils élargissent leurs phylactères et rallongent leurs franges ;
ils aiment les places d’honneur dans les dîners, les sièges d’honneur dans les synagogues
et les salutations sur les places publiques ; ils aiment recevoir des gens le titre de Rabbi.
Pour vous, ne vous faites pas donner le titre de Rabbi, car vous n’avez qu’un seul maître pour vous enseigner, et vous êtes tous frères.
Ne donnez à personne sur terre le nom de père, car vous n’avez qu’un seul Père, celui qui est aux cieux.
Ne vous faites pas non plus donner le titre de maîtres, car vous n’avez qu’un seul maître, le Christ.
Le plus grand parmi vous sera votre serviteur.
Qui s’élèvera sera abaissé, qui s’abaissera sera élevé. »

A la suite des controverses lues ces derniers dimanches, éclate aujourd’hui la colère de Jésus.  Les pharisiens n’avaient certainement pas tous les défauts qu’on leur reproche. Ce qui est dénoncé, ce ne sont pas des personnes mais un état d’esprit, une attitude qui, sous couvert de religion et de modèle unique à imiter, fausse absolument la foi. Il nous invite à changer nos attitudes et nos jugements. Dans le monde, si vous voulez grimper plus haut, il faut pousser, se battre, griffer, et se frayer son chemin vers le haut… Mais Jésus dit le contraire. Pour atteindre le sommet, c’est autrement qu’il faut agir.

Il s’agit de choisir entre deux sagesses qui s’opposent, celle « du monde » et celle de Dieu.  Jésus se sert de comportements humains douteux, pour leur opposer l’attitude qui convient. Un leader ne se juge pas aux ouvrages qu’il publie mais aux décisions qu’il prend, aux gestes qu’il pose. Souvent, les belles promesses et les idées mises de l’avant sont oubliées en arrivant au pouvoir. Dans cet évangile Jésus dénonce la volonté de paraître, d’en imposer, de dominer. Jésus a témoigné par ses actions. Tout s’inverse quand on passe des calculs trop humains à la sagesse de l’Évangile. « Qui s’élève sera abaissé, qui s’abaisse sera élevé ». Nos efforts pour réussir ne sont pas à proscrire. C’est le fait de les revendiquer comme une assurance, comme un passeport de justice et de réussite, qui gâche tout.

Pour entrer dans le Royaume de Dieu, les places ne sont pas attribuées selon les mérites que chacun s’attribue. Il ne s’agit pas de se comparer aux autres. Nous le faisons toujours à notre avantage. Il faut abandonner ces critères illusoires de supériorité et d’infériorité totalement étrangers aux vues de Dieu. Dieu seul peut juger qui voit le fond des cœurs. Nous devons apprendre que le chemin de la première place passe par la dernière. Que le chemin de la vie passe par la mort à nous-mêmes. Le plus grand n’est pas celui qui se croit tel, mais celui qui sert humblement.

Jésus nous invite à inverser nos critères de valeur, à un décentrement de soi, à développer notre capacité à placer les autres au premier rang de nos priorités, à oublier nos revendications personnelles. Il s’agit de réorienter notre regard. Nos yeux seront-ils tournés vers nous-mêmes, cherchant toujours notre propre avantage ? Ou bien seront-ils ouverts sur nos frères et sœurs,  pour apprendre à les aimer ? Chacun a une place à tenir, là où nous sommes et tout en étant simplement nous-mêmes dans une communauté vivante, ouvert sur le monde. Une communauté sincère, où le mépris de ceux qui n’en font pas partie n’existe pas. La source du mépris c’est être convaincu d’être juste. C’est annuler le mouvement même de la foi qui s’appuie sur Dieu et non sur ses réussites. Le salut ne vient pas de réformes de la société ou de  l’Église. Le salut ne vient pas non plus des « bonnes œuvres » accomplies avec une « bonne morale ». Le salut vient de l’humble confiance en Dieu.

Ce n’est pas l’admiration des gens qu’il faut chercher, mais leur conversion.

Submit a Comment