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Missionnaires Clarétains France | 17 January 2018

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2 Dimanche de l’Avent

2 Dimanche de l’Avent
CMF France

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 1,1-8.
Commencement de l’Évangile de Jésus, Christ, Fils de Dieu.
Il est écrit dans Isaïe, le prophète : Voici que j’envoie mon messager en avant de toi, pour ouvrir ton chemin.
Voix de celui qui crie dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, rendez droits ses sentiers.
Alors Jean, celui qui baptisait, parut dans le désert. Il proclamait un baptême de conversion pour le pardon des péchés.
Toute la Judée, tous les habitants de Jérusalem se rendaient auprès de lui, et ils étaient baptisés par lui dans le Jourdain, en reconnaissant publiquement leurs péchés.
Jean était vêtu de poil de chameau, avec une ceinture de cuir autour des reins ; il se nourrissait de sauterelles et de miel sauvage.
Il proclamait : « Voici venir derrière moi celui qui est plus fort que moi ; je ne suis pas digne de m’abaisser pour défaire la courroie de ses sandales.
Moi, je vous ai baptisés avec de l’eau ; lui vous baptisera dans l’Esprit Saint. »

Le monde contemporain aime le changement et les transformations rapides. Nos vies sont bousculées et bruyantes. Souvent, ce que nous souhaitons, c’est la paix, et nous sommes parfois lassés de vivre sans cesse dans l’espérance d’un monde meilleur; nous sommes impatients de voir la venue de ce monde nouveau. Nous aspirons à connaître la sérénité, le calme du désert de Jean-Baptiste.

Le désert est peut-être tout proche de nous. Le désert, c’est le lieu où l’on se rencontre soi-même. C’est là que nous découvrons une voix intérieure qui permet de mieux nous connaître, de mieux découvrir toutes nos aspirations. Au désert, nous découvrons le vide de l’existence qui n’est pas entièrement centrée sur la voix qui nous appelle à la conversion. Le désert est le lieu où Dieu lui-même se donne à connaître.

 Jésus nous invite à l’attente, la confiance, la foi en sa présence et en son oeuvre. C’est à force d’attendre que l’homme découvre la voix qui parle dans le silence. L’attente se transforme lentement en espérance, en adhésion à Jésus. La mission de Jean-Baptiste était de préparer le chemin du Seigneur. C’est également notre mission à nous, puisque nous aussi, nous préparons le chemin.

 Nous préparons la venue du Seigneur par notre foi dans sa venue. Il vient. Nous n’aurons pas toujours des guerres ou des rumeurs de guerres; les vies humaines ne seront pas toujours menacées, l’incertitude ne fera pas toujours partie du quotidien. Le temps où résidera la justice viendra. C’est avec Jésus et par lui que tout cela arrivera.

 Nous préparons la venue du Seigneur en étant conscient de sa présence en nous et en le portant au monde dans lequel nous vivons. Jean-Baptiste annonçait «Celui qui devait venir» aux gens de son temps. Ceci nous rappelle que nous avons la même responsabilité d’annoncer «Celui qui reviendra». Nous témoignons de la présence de Jésus dans notre quotidien à travers nos actes de bonté, d’intégrité, de fidélité et de compassion.

Marc parle de commencement car la bonne nouvelle de Jésus n’est jamais proclamée une fois pour toutes. Elle ne cesse de renaître et de reverdir quand on l’ensemence dans des coeurs neufs. L’évangile n’a rien perdu de sa pertinence et de sa nouveauté. L’Église doit continuer d’être missionnaire. Une Église missionnaire est comme une « centrale électrique » du Saint-Esprit, pas un centre de vacances ! Vivre dans une telle Église représente un véritable défi pour tout ce que nous croyons et pour notre style de vie. Les Églises missionnaires révolutionnent la vie de leurs membres. Il n’ y a pas de petit coin tranquille pour s’y installer et veiller passivement… Prendre le relais de Jésus n’est jamais une sinécure.

 Jean-Baptiste a indiqué Jésus à ses disciples, et ils l’ont quitté pour suivre Jésus. Comme Jean-Baptiste, nous ne pouvons qu’indiquer le chemin. Son travail  n’était que préparation, il y a tout le reste qui vient après. Nous devons combler le ravin de l’indifférence religieuse, redresser les chemins tortueux que sont ces incertitudes, ces demi-mesures, ces tergiversations qui gagnent la vie spirituelle. Nous devons sortir de cette passivité, cet aveuglement qui nous dispensent si facilement de lutter contre toutes les formes d’injustice. Le désert est en nous, chaque jour différent.

 En ce temps où les étoiles scintillent dans le ciel glacé et bientôt vont briller au sommet des arbres de Noël, c’est à nous de montrer le chemin. Faisons le maintenant.

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