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Missionnaires Clarétains France | 22 May 2018

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3 Dimanche de l’Avent

3 Dimanche de l’Avent
CMF France

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 1,6-8.19-28.
Il y eut un homme envoyé par Dieu ; son nom était Jean.
Il est venu comme témoin, pour rendre témoignage à la Lumière, afin que tous croient par lui.
Cet homme n’était pas la Lumière, mais il était là pour rendre témoignage à la Lumière.
Voici le témoignage de Jean, quand les Juifs lui envoyèrent de Jérusalem des prêtres et des lévites pour lui demander : « Qui es-tu ? »
Il ne refusa pas de répondre, il déclara ouvertement : « Je ne suis pas le Christ. »
Ils lui demandèrent : « Alors qu’en est-il ? Es-tu le prophète Élie ? » Il répondit : « Je ne le suis pas. – Es-tu le Prophète annoncé ? » Il répondit : « Non. »
Alors ils lui dirent : « Qui es-tu ? Il faut que nous donnions une réponse à ceux qui nous ont envoyés. Que dis-tu sur toi-même ? »
Il répondit : « Je suis la voix de celui qui crie dans le désert : Redressez le chemin du Seigneur, comme a dit le prophète Isaïe. »
Or, ils avaient été envoyés de la part des pharisiens.
Ils lui posèrent encore cette question : « Pourquoi donc baptises-tu, si tu n’es ni le Christ, ni Élie, ni le Prophète ? »
Jean leur répondit : « Moi, je baptise dans l’eau. Mais au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas ;
c’est lui qui vient derrière moi, et je ne suis pas digne de délier la courroie de sa sandale. »
Cela s’est passé à Béthanie, de l’autre côté du Jourdain, à l’endroit où Jean baptisait.

 

« Soyez toujours dans la joie » (2e lect.) nous dit saint Paul, même dans les moments les plus sombres. Cette invitation a donné le nom à la Messe du troisième dimanche de l’Avent : « Gaudete ! ». Cette joie s’explique par le fait que nous n’attendons pas un Dieu lointain dont la venue serait incertaine. Nous vivons dans la certitude que notre Dieu est au milieu de nous, il a pris corps parmi nous et il viendra dans la gloire. Nous sommes sûrs du salut apporté par le Christ. La joie naît d’une germination intérieure, et, elle est à l’origine de la transformation de notre vie et de notre monde. Cette joie s’exprime dans la prière et dans l’action de grâce, c’est-à-dire dans la célébration de l’Eucharistie. La prière fait du chrétien un homme d’espérance.

Cependant, cette joie est en tension entre la présence au milieu de nous de Celui qui doit venir et le don de la joie qui reste encore objet d’espérance. En effet, notre route sur cette terre est pleine d’embûches de sorte que nous ne percevons pas pleinement la présence du Seigneur au milieu de notre histoire. Mais nous ne marchons pas seul sur cette route, puisque le Seigneur nous a laissé deux guides : l’Esprit Saint et sa Parole. Ainsi, s’il est vrai que nous ne pouvons adhérer à la nouveauté du Christ qu’en abandonnant les œuvres des ténèbres, il l’est aussi vrai que nous sommes appelés à transformer les ténèbres en lumière.

Notre joie n’est donc pas une joie désincarnée, mais une joie qui nous appelle à rendre témoignage à Celui qui vient après Jean Baptiste. Ce dernier est donc le premier qui rend témoignage à la Lumière. Cette Lumière n’est pas une idée abstraite, mais une Personne, Jésus-Christ. Jean Baptiste refuse les titres qu’on lui donne parce qu’il est conscient que celui qui mérite les titres d’Elie, Prophète et Messie est déjà là, c’est-à-dire la présence du salut annoncé et attendu. Il se présente comme la voix qui crie à travers le désert. Il est le témoin de la Lumière véritable qui peut éclairer le mystère humain.

Par le baptême, Jean prépare le peuple à recevoir le baptême de l’eau et de l’Esprit. Et le témoignage authentique que nous pouvons rendre à Jésus est celui qui commence à travers le désert de notre vie, c’est-à-dire ce lieu où rien ne pousse dans notre cœur, ce lieu qui est inaccessible à Dieu et à son prochain. C’est ce lieu qu’il faut d’abord aplanir dans l’initiation que nous propose Jean Baptiste. Cela nécessite un discernement : garder ce qui est bien et rejeter tout ce qui porte la trace du mal. C’est fort de notre vie éclairée que comme action de grâce, notre témoignage aura une dimension sociale.

Nous pouvons nous réjouir d’être témoins de Jésus parce que l’Esprit du Seigneur Dieu habite en nos cœurs. C’est dans la docilité à cet Esprit que nous pouvons porter la bonne nouvelle aux pauvres, guérir ceux qui ont le cœur brisé, annoncer aux prisonniers la délivrance, et aux captifs la liberté (1ère lect). C’est par notre témoignage chrétien que le Seigneur continue de faire germer la justice et la louange au quotidien.

C’est aussi dire que c’est par pure grâce que nous  pouvons participer à la transformation des signes de tristesse et d’affliction en lieu de félicité et de gloire. C’est parce que nous avons reçu un don précieux en la personne de Jésus que nous pouvons exulter de joie en Dieu. Nul ne peut connaître Jésus Christ s’il ne donne un témoignage en sa faveur, et, la mission que nous recevons de rendre témoignage à Jésus est un don de Dieu.

Pierre Zanga, cmf.

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