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Missionnaires Clarétains France | 19 August 2018

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3 Dimanche Temps Ordinaire

3 Dimanche Temps Ordinaire
CMF France

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 1,14-20.
Après l’arrestation de Jean, Jésus partit pour la Galilée proclamer l’Évangile de Dieu ;
il disait : « Les temps sont accomplis : le règne de Dieu est tout proche. Convertissez-vous et croyez à l’Évangile. »
Passant le long de la mer de Galilée, Jésus vit Simon et André, le frère de Simon, en train de jeter les filets dans la mer, car c’étaient des pêcheurs.
Il leur dit : « Venez à ma suite. Je vous ferai devenir pêcheurs d’hommes. »
Aussitôt, laissant leurs filets, ils le suivirent.
Jésus avança un peu et il vit Jacques, fils de Zébédée, et son frère Jean, qui étaient dans la barque et réparaient les filets.
Aussitôt, Jésus les appela. Alors, laissant dans la barque leur père Zébédée avec ses ouvriers, ils partirent à sa suite.

Si nous voulons vivre l’Évangile en union avec tous les chrétiens, nous devons accepter des transformations, nous devons accepter de nous faire déranger et même de nous convertir. Nous convertir, c’est nous laisser transformer par Dieu et croire à la Bonne Nouvelle. Nous avons à transmettre l’Évangile, à enseigner et à guérir les cœurs. C’est indispensable et dérangeant.

Déranger, nous mettre en marche et donner vie. Voilà ce que Dieu fait. Regardons l’aventure de Jonas : lorsque Dieu le charge d’une mission prophétique, il commence par s’enfuir. Quand, après bien des résistances, il obéit à Dieu, c’est au tour des Ninivites d’être bousculés .  Puis, les gens de Ninive crurent en Dieu. Jonas pensait assister à la destruction de Ninive, mais il s’est passé autre chose, car Dieu ne veut pas la mort du pécheur. Ce qu’il veut, c’est qu’il se convertisse et qu’il vive, car la Bonne Nouvelle est pour tous. Comme Jonas, nous devons apprendre à regarder l’étranger avec le regard de Dieu, un regard plein d’amour. Les païens de Ninive se sont laissé ébranler contre toute attente de Jonas. Cela nous bouscule aussi de voir que la Parole de Dieu est parfois mieux accueillie en dehors des frontières visibles de notre Église.

Dans le texte de Marc, Jésus commence son ministère sur les chemins de la Galilée. Marc  raconte la vocation des quatre premiers apôtres. Marchant au bord de la mer, Jésus aperçoit des pêcheurs.  Les Juifs attendaient la venue d’un messie, une intervention de Dieu dans l’histoire comme dans la lecture du livre de Jonas.  Mais voilà, Jésus se baladait le long du lac et regardait les pêcheurs qui inlassablement répétaient les mêmes gestes.  Quand Jésus appelle les premiers disciples, Pierre, André, Jacques et Jean, il les dérange en plein travail.  Zébédée a peut-être fait une drôle de tête quand il a vu ses deux fils qui l’ont planté là, avec ses filets. . Il appela ces gens à le suivre, et ils le firent. Il n’y avait là rien de spectaculaire.  Plus tard, les disciples découvriront que leur mission sera d’être des « pêcheurs d’hommes ». C’est ainsi que des hommes et des femmes sont devenus des témoins de l’Évangile n’ont pas eu peur d’affronter l’indifférence, la haine et les persécutions. Nous aussi, nous sommes appelés à cette mission. Pour répondre à cet appel, nous devons sortir de nos petits bonheurs, de nos biens, de nos manques. Comme les apôtres et comme Jonas, nous sommes tous appelés par Jésus. Tous n’ont pas à quitter leur métier pour aller annoncer l’Évangile, mais nous sommes tous appelés à suivre Jésus.

Tout au long de notre vie, nous sommes appelés à prendre des décisions importantes. Quand cela arrive, Jésus nous recommande de ne pas nous laisser envahir par les soucis de la vie, les séductions de la richesse et autres convoitises qui étouffent la Parole de Dieu et l’empêche de produire du fruit. Quand saint Paul dit que ceux qui sont mariés fassent comme s’ils n’étaient pas mariés, c’est un appel à ne pas nous enfermer dans vos horizons terrestres.  Nous sommes faits pour plus grand. Dieu nous dérange pour nous ouvrir à l’autre, pour nous faire mettre en marche.  Si Dieu nous dérange, c’est pour nous faire sortir de nos enfermements, de nos scléroses. Enfermements dans nos tranquillités égoïstes, où je fais comme si je ne voyais pas mon conjoint, mon enfant, mon frère, mon voisin, dans ses besoins et ses appels à l’aide. Quand Dieu dérange les habitants de Ninive, c’est pour les soustraire à la destruction qu’ils se préparaient eux-mêmes par une vie égoïste et violente. Le Royaume de Dieu est celui des cœurs libérés de toutes peurs. Dieu est toujours dérangeant. Quand Dieu nous appelle, quand il nous adresse un message, cela nous bouscule toujours. Cela dérange notre train-train, nos programmes, nos habitudes. Si nous attendons d’avoir un appel de Dieu qui ne nous dérange pas trop, nous trouverons toujours mille bonnes raisons pour manquer les rendez-vous de Dieu. Le règne de Dieu ne tombera pas soudainement du ciel, il ne s’imposera pas par la force. C’est dans sa fragilité et son humilité que Dieu signale sa présence. Il inaugure son Royaume en se donnant lui-même. Le règne de Dieu est parmi nous. Nous pouvons déjà en voir les signes, même si le chemin peut encore sembler bien long. Un temps nouveau est en train de s’accomplir. Le royaume de Dieu s’est approché, et Jésus dira même qu’il est au milieu de nous.

Dans sa première épître aux Corinthiens, Paul s’adresse à des chrétiens de son persuadés que le temps du Royaume est proche, que Dieu va revenir dans toute sa gloire. Le Royaume de Dieu est comme caché, mais tout proche.  Paul nous rappelle que notre salut dépend de la grâce de Dieu et que nous ne pouvons pas nous retirer du monde et ne rien faire en attendant la fin des temps. Nous avons des devoirs. L’Évangile, ce n’est pas le repli sur soi, mais le risque, le risque de l’amour du prochain, quel qu’il soit.  Convertissez-vous, nous dit Jésus, changez de logique, changez votre vision du monde. Nous sommes-nous vraiment convertis ?  C’est là le vrai défi que nous pose l’Évangile. Est-ce que nous y croyons assez pour agir aujourd’hui ? Évangéliser est tout un défi, le manque de prêtres ajoute encore à cette exigence missionnaire. Mais, l’évangélisation est-elle basée sur un nombre de personnes dont l’Église a besoin pour survivre ou vise-t-elle plutôt à rencontrer les gens pour satisfaire leur quête de sens ?  Sommes-nous heureux de croire en la Bonne Nouvelle ? Avons-nous l’espoir en un monde meilleur sauvé par Jésus ? Suivre Jésus, c’est être rejoint par son appel, un appel qui crée en nous tout ce qui est nécessaire à la mise en route. Un appel qui fait se lever et marcher, un appel qui fait vivre, un appel qui vient illuminer toute la vie. Dieu vient nous libérer de toutes nos chaînes, de nos esclavages, de tout ce qui nous aveugle et nous dégrade.

Suivre Jésus, avoir un nouveau regard, c’est évangéliser comme lui en annonçant la Bonne Nouvelle sur les lieux de travail et de vie. Jésus vient trouver les apôtres sur leur lieu de travail. Pour annoncer Jésus, ils laissent leurs peurs, leurs craintes d’être catalogués, de ne pas faire carrière, leur amour propre et bien d’autres filets pesants. Jésus nous demande de le suivre sur le chemin qu’il nous montre, de ne pas rester enfermés sur nous-mêmes. L’Évangile, ce n’est pas le repli sécuritaire, mais le risque de l’amour du prochain, quel qu’il soit. Entendrons-nous cet appel, qui nous presse à l’unité, ou resterons-nous chacun dans sa barque et à son filet ? Jésus nous dit : convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle. Venez, suivez-moi. Comme les habitants de Ninive, prenons au sérieux cet appel. Ne différons pas notre oui, car le temps pour se décider est en train de passer a écrit Paul.

Il faut savoir écouter Dieu qui nous parle. Suivez-moi nous dit Jésus. Acceptons son invitation.

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