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Missionnaires Clarétains France | 21 June 2018

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1er Dimanche de Carême

1er Dimanche de Carême
CMF France

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 1,12-15.
Jésus venait d’être baptisé. Aussitôt l’Esprit pousse Jésus au désert
et, dans le désert, il resta quarante jours, tenté par Satan. Il vivait parmi les bêtes sauvages, et les anges le servaient.
Après l’arrestation de Jean, Jésus partit pour la Galilée proclamer l’Évangile de Dieu ;
il disait : « Les temps sont accomplis : le règne de Dieu est tout proche. Convertissez-vous et croyez à l’Évangile. »

Mercredi, avec la liturgie des Cendres, nous sommes entrés en carême : Dieu nous attend au bout du chemin pour la nouvelle alliance scellée dans la résurrection de Jésus. Cette alliance permet à chaque personne de prendre part au Royaume de Dieu.  La langue pour la décrire est celle du pardon par amour et pour un amour en retour. C’est le début d’une nouvelle histoire dans laquelle les relations de Dieu avec l’humanité sont autres.

La liturgie nous fait méditer la tentation de Jésus au désert. Il vient de vivre une expérience extraordinaire lors de son baptême par Jean-Baptiste et il sent le besoin de prendre du recul par rapport à ce qu’il vient de vivre. Sans le quotidien habituel pour distraire, il se retrouve seul avec lui-même, confronté à tout ce qui l’habite. Il passe quarante jours dans un lieu isolé à être aux prises avec ses vulnérabilités et le désir d’être tout-puissant. Le désert c’est le temps du détachement, de la dépossession la plus radicale. C’est le lieu de rencontre de Dieu.  Jésus fait l’expérience au désert que le salut passe par le chemin d’une humanité assumée jusqu’au bout et d’un renoncement à toute forme de puissance. C’est au désert que Jésus s’engage résolument sur la voie qui nous libère tous, une fois pour toutes comme l’écrit Pierre. Jésus a la force d’être fragile.

Jésus passe quarante jours au désert et il nous invite à le rejoindre. Quarante jours pour recommencer avec lui, car Dieu n’est pas avare de recommencements pour ceux qui le veulent vraiment. Jésus a croisé toutes sortes de malades, toutes sortes de personnes en quête de vérité. À tous il donnait vie et ouvrait une perspective d’espérance. À la suite de Jésus, conscients des difficultés qui nous attendent tout au long de notre route, nous entreprenons un long et difficile processus de conversion. Nos refus d’aimer Dieu sont comme des blessures qui ont du mal à cicatriser. Ces blessures d’amour nous empêchent de progresser dans la connaissance de Dieu. À l’exemple de Jésus au désert, peut-être pouvons-nous ne pas nous laisser envahir par nos préoccupations quotidiennes, afin de prendre le temps de nous laisser pénétrer par le mystère de Dieu.  Dans la seconde lecture, Saint-Pierre souligne que dans Jésus, c’est l’Esprit Saint qui travaille en secret.

Se repentir ou se convertir ne signifie pas se culpabiliser. Le monde de Dieu est en nous et demande sans cesse d’occuper un peu plus de place, d’agir avec plus d’authenticité. Cette demande prend la forme d’un appel à aimer et à éviter les multiples formes de fuites dans la vie. Notre cœur se réjouira de voir émerger tôt au tard ce que nous semons aujourd’hui dans la foi. Le Royaume de Dieu est tout proche dit Jésus.  Dieu est là pour que fleurissent nos déserts et pour que jaillisse de nos épreuves comme d’un rocher une source inépuisable d’eau vive. Dans nos existences, chacun est à l’affût d’une oasis d’espérance. Pendant le carême nous sommes invités à retrouver le véritable chemin du cœur de Dieu. C’est le temps du renouvellement, du retournement du cœur qui nous permet de prendre conscience de l’importance de cette Bonne Nouvelle qu’il faut annoncer sans compromission, mais avec un cœur ouvert pour tous ceux qui croisent notre chemin.  Le carême est l’occasion d’un retournement de situation dans nos vies. C’est le temps du renouvellement de notre foi, de faire une véritable mutation dans nos priorités. La conversion, qui est réclamée de nous tous, est la conversion à l’espérance en Dieu et en son Royaume. Jésus, loin de faire de nous des gens tristement sérieux, des croyants peu engageants, veut, au contraire, être notre Bonne Nouvelle, nous épanouir. Pour nous mettre à la suite de Jésus, l’Église nous invite à cultiver particulièrement trois valeurs : la prière, le jeûne (pénitence et abstinence) et le partage. Ces trois valeurs nous incitent à nous rendre disponibles pour Dieu et à être solidaires de nos frères et sœurs par le partage de ce que nous sommes et de ce que nous avons.  L’impact de notre témoignage dans le monde dépend de cette authenticité de notre réponse à Dieu, car seuls des hommes et femmes libres peuvent libérer les autres. Nous pouvons vivre, traverser nos déserts.

Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle. Un sentiment d’urgence et de gravité se dégage de cette annonce de Jésus. Les temps sont courts et le carême est le temps du renouvellement, du retournement du cœur, de la conversion. Le carême c’est une conversion, un nouveau commencement, c’est l’engagement envers Dieu à vivre sa vie comme Jésus. Faire carême c’est actualiser l’Alliance de Dieu. Comment allons-nous concrètement nous engager les uns envers les autres pour enfin rejoindre le cœur de Dieu?

C’est ça le carême, un temps au désert, un temps bref, mais un temps nécessaire, un temps de combat contre tout ce qui nous retient, tout ce qui nous alourdit, tout ce qui nous empêche de suivre Jésus, alors n’hésitons pas à y entrer, n’hésitons pas à user du jeune, de la prière et du partage, ces moyens que nous donne l’église pour nous préparer à accueillir sa grâce, pour nous engager fermement à la suite du Christ.

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