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Missionnaires Clarétains France | 19 September 2018

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4 Dimanche Carême

4 Dimanche Carême
CMF France

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 3,14-21.
En ce temps-là, Jésus disait à Nicodème : « De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé,
afin qu’en lui tout homme qui croit ait la vie éternelle.
Car Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle.
Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé. »
Celui qui croit en lui échappe au Jugement ; celui qui ne croit pas est déjà jugé, du fait qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.
Et le Jugement, le voici : la lumière est venue dans le monde, et les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises.
Celui qui fait le mal déteste la lumière : il ne vient pas à la lumière, de peur que ses œuvres ne soient dénoncées ;
mais celui qui fait la vérité vient à la lumière, pour qu’il soit manifeste que ses œuvres ont été accomplies en union avec Dieu. »

En ce quatrième dimanche de Carême, l’évangile de l´Apôtre Jean nous invite à regarder ou bien à lever les yeux vers la croix du Christ. C’est un souvenir biblique que Jean utilise. Nous savons que pendant les quarante ans de marche dans le désert, les hébreux étaient mordus par des serpents à la morsure brulante. En réaction à cette situation, Moise fit un serpent de bronze guérisseur, élevé sur un bâton. Chaque hébreux qui tournait les yeux vers le signe élevé était sauvé, « non pas par l´objet regardé, mais par Toi Seigneur » (Sagesse 16,7). Si nous interprétons le « regard », il s´agit d’un signe de la foi et non un geste magique ou de superstition. Par ce  geste concret du « regard », l´homme se tourne vers Dieu.

Ainsi faut-il que le Fils de l´homme soit élevé… afin que tout homme qui croit obtienne par lui la vie éternelle. Pour Jean, nous devons oser regarder ce crucifié qui est élevé devant nos yeux. La croix et la Pâque constituent le même mystère. Le crucifié signifie aussi l´exalté. C’est la croix qui est la Gloire de Dieu. Il nous faut donc, à notre tour, lever les yeux vers celui qui est élevé entre le ciel et la terre, et prier. Cette grande croix de bois sur laquelle saigne un corps d´homme torturé, est d´une part, le sommet de douleur et de la mort, et d´autre part, le sommet de la révélation divine. Nous devons aussi fermer les yeux pour voir ce qui n’est pas visible, et dont ce spectacle est le signe : l´amour extrême qui brûle au cœur de cet homme, Jésus.  « Il n´y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu´on aime » (Jn15, 13). Car cela vient de l´amour que Dieu a pour le monde. « Dieu a tant aimé le monde qu´il a donné son Fils unique » (Jn 3, 16).

Aujourd´hui encore,  nombreux sont tentés par une sorte de pessimisme. Le monde va mal. Morosité, malaise, dont les justifications ne manquent pas, pour tout homme lucide : violences avec ce qui se passe dans la zone du Moyen Orient, prises d´otages, égoïsmes, terrorisme, dépravation morale, perte de conscience professionnelle, exploitation de l´homme par l´homme etc. Dieu voit tout cela. Au-delà de tout ce que nous venons de citer, Dieu aime ce monde. Il veut le sauver. Dieu ne condamne personne, il veut sauver tous les hommes, car il les aime tous. C’est l´homme qui, hélas, se juge et se condamne lui-même quand il refuse obstinément Dieu. Quand l´homme préfère les ténèbres à la lumière. Si nous voulons prolonger la mission de Jésus, nous ne devons pas nous aussi, condamner nos semblables. Si nous adoptons le regard de Dieu, un regard d´amour, alors, au lieu de continuer à gémir, nous allons donner notre vie, à notre tour, pour nos frères et sœurs. Cela suppose de vivre dans la lumière.

Mais celui qui agit selon la vérité vient à la lumière. La joie du chrétien, finalement, c’est d´anticiper ce qui sera la joie éternelle du «  face à face avec Dieu ». La vie éternelle qui est déjà commencée, c’est une vie pleine de dynamisme. La vie, c’est « faire ».Ce sont des actes, des œuvres. Et, chose étonnante, les actes de l´homme sont, alors reconnus comme des actes de Dieu quand ces derniers sont vécus dans la crainte de Dieu.

Que le Seigneur nous donne en ce quatrième dimanche de Carême, de contempler la croix qui est le mystère de l´amour infini de Dieu, révélé en Jésus Christ qui a offert sa vie  pour le salut du monde.

P. Joachim Grendoti,CMF

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