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Missionnaires Clarétains France | 19 September 2018

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Dimanche des rameaux

Dimanche des rameaux
CMF France

Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur !

La semaine sainte commence avec l’entrée triomphale de Jésus à Jérusalem. Il entre monté sur un âne et tout le peuple l’acclame comme Messie et décore le sol avec leurs manteaux et les rameaux d’olivier ou de palme. Ce Dimanche des rameaux, nous aussi nous sommes venus avec notre rameau à la main. Il est bon que nous réfléchissions sur l’attitude de ce peuple qui acclamait le Christ. Que voyaient-ils en Jésus de Nazareth?

Sûrement un prophète qui venait les libérer de ce qui les retenait esclave : la maladie, la famine, le péché, l’oppression des gouverneurs. Mais comment allait-il les libérer ? Il entrait sans une armée, sans armes, dans une attitude pacifique et conciliante. Sans doute, il allait les libérer, avec le pouvoir de Dieu ; ç’allait être Dieu lui-même, de forme miraculeuse, qui allait les libérer, à travers ce prophète qui faisait son entrée à Jérusalem. C’est pourquoi le peuple acclamait, enthousiasmé : « Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ».

Oui, béni soit celui qui vient au nom su Seigneur ! Mais, dans le récit de la passion, c’est ce même peuple qui crie furieusement : Crucifiez-le ! Qu’est-ce qui s’est passé pour que ce peuple qui acclamait Jésus à l’entrée de Jérusalem comme leur Messie, demande maintenant sa crucifixion ?

Evidemment, ce peuple s’était laissé manipuler par les autorités qui voyaient en Jésus un ennemi déclaré de leurs ambitions. Sûrement, certaines personnes se sentaient aussi déçues par Jésus de Nazareth qui n’avait pas résolu de manière définitive les problèmes qu’elles avaient au quotidien. Elles croyaient que ce Prophète qu’elles avaient acclamé comme Messie, les libérerait, avec la force de Dieu, de tous les maux physiques, matériels et de tous les ennemis leur peuple. Au contraire, Jésus de Nazareth s’était limité à prêcher la paix, la miséricorde et la conversion. Aimer même ses propres ennemis. Dans quel monde croyait-il vivre ?

Cette attitude du peuple de Jérusalem est la même attitude que nous avons parfois. Quand tout nous va bien, on dit : qu’il est bon notre Dieu ! Mais, si les affaires se tordent et nous visite la malchance et la douleur, alors Dieu est entrain d’être injuste avec moi ! Un Dieu comme ça ne nous intéresse pas, parce qu’il ne résout pas, avec sa force et son pouvoir, la multitude de problèmes que nous avons chaque jour. Paix, miséricorde, conversion, amour ! Qu’il est facile de le prêcher aux autres, quand nous les voyons en colère ou déprimés. Mais, quand nous nous sentons abattus par la maladie, la délusion, l’échec, ou par la crise matérielle, familiale ou sociale, qu’il est difficile de croire à l’amour et à la providence divines.

Quel Messie attendons-nous ? Evidemment, Celui qui vient au nom du Seigneur. Il n’est pas venu pour solutionner notre crise économique, ou nos problèmes de chômage, ou nos difficultés corporelles. Il est venu nous inviter à continuer la conversion du cœur et la purification de notre conduite. Il est venu nous encourager pour travailler pour le Règne qu’il a instauré : un règne de vérité et de vie, de sainteté et de grâce, de justice, d’amour et de paix. C’est le Messie que nous acclamons en ce Dimanche des rameaux avec enthousiasme.

P. Pierre Zanga, cmf

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