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Missionnaires Clarétains France | 16 July 2018

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Pâques 2018

Pâques 2018
CMF France

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

Le premier jour de la semaine,
Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin ;
c’était encore les ténèbres.
Elle s’aperçoit que la pierre a été enlevée du tombeau.
Elle court donc trouver Simon-Pierre
et l’autre disciple,
celui que Jésus aimait,
et elle leur dit :
« On a enlevé le Seigneur de son tombeau,
et nous ne savons pas où on l’a déposé. »
Pierre partit donc avec l’autre disciple
pour se rendre au tombeau.
Ils couraient tous les deux ensemble,
mais l’autre disciple courut plus vite que Pierre
et arriva le premier au tombeau.
En se penchant, il s’aperçoit que les linges sont posés à plat ;
cependant il n’entre pas.
Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour.
Il entre dans le tombeau ;
il aperçoit les linges, posés à plat,
ainsi que le suaire qui avait entouré la tête de Jésus,
non pas posé avec les linges,
mais roulé à part à sa place.
C’est alors qu’entra l’autre disciple,
lui qui était arrivé le premier au tombeau.
Il vit, et il crut.
Jusque-là, en effet, les disciples n’avaient pas compris
que, selon l’Écriture,
il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts.

Les disciples n’avaient pas vu…

St Jean affirme que les disciples n’avaient pas vu, d’après les Ecritures, il fallait que Jésus ressuscite d’entre les mort. (Jn 20,9)

Un aveuglement voulu ou imposé par la nature mimique de l’être humain ? Quel est donc ce jour ? Les interrogations sur la résurrection de Jésus peuvent se multiplier, que l’on soit sceptique ou non. Nous allons, de ce fait, placer notre méditation sur le point d’accord de ceux qui ont connu le Jésus historique. Scéptique ou croyant, tous s’accordent que les disciples de Jésus affirmaient qu’ils avaient vu leur sauveur ressuscité. C’est pourquoi le verset 9 qui donne les conditions de « voir » nous parait central. Car, les disciples qui affirmaient avoir vu leur sauveur vivant, ont commencé par n’est pas le voir. Le voir du disciple a suivit une structure allant du mimique à l’adhésion personnelle, socle de la joie pascale.

En effet, Marie de Mandala devant le vide du tombeau crie au voleur, Pierre devant le linceuls pensera la même chose, Jean devant l’entrée du tombeau constatera l’absence. C’est après ce moment d’aveuglement que viendra la grande apparition, même si visiblement, il reste encore du chemin à faire.

Ce dimanche, après 40 jours de jeûnes et prières, nous voici devant le vide du tombeau qui est comme une apparition en creux dans notre vie et comme une ombre de notre résurrection. Sommes- nous comme Pierre, comme Jean ou comme Marie de Magdala? Qu’elle lien avons-nous tisser avec le Christ et quel ressenti avons-nous de la résurrection? Sommes-nous guéri de notre existence ? Avons-nous cheminer avec le maître au point de reconnaitre sa voix qui nous guide? La figure des disciples au tombeau le matin de pâques nous aide à placer pâque dans notre existence.

Marie de Magdala : Marie est celle qui a servi Jésus, qui l’a suivi, l’a oint de parfum de son vivant et après sa mort, elle part au tombeau pour la même cause. Elle a écouté la parole du Maître, mais quand cette Marie rencontre Jésus sur le lieu même de son supplice, pleine de l’image de lui, elle le prend pour le jardinier et lui demande où on a mis son Seigneur. Il est difficile de croire que ce soit les larmes qui l’empêchent de voir qu’elle a devant elle celui qu’elle cherche, il est difficile en pleurant de ne pas reconnaître celui qu’on pleure quand on l’a devant soi, et pourtant Jésus se penche sur elle et lui dit : « femme, pourquoi pleures-tu? » Mais Marie ne voit toujours pas Jésus le maître. Il faut qu’enfin Jésus l’appelle par son nom : « Marie », avec la voix que sans doute elle connait bien, il faut qu’il lui crie son nom, c’est-à-dire le signe de sa naissance et de son âme, il faut qu’il la rappelle à Soi, il faut qu’il la fasse rentrer en elle-même pour qu’elle le reconnaisse.

Simon-Pierre : Pierre le roc, est la même personne que Simon ( obéissance). Le deux mot mis ensemble fait de lui, Le roc-obéissant sur lequel est bâti l’Eglise de Jésus selon Mt 16. Il est aussi celui qui nia trois fois le Seigneur pour préserver sa vie. On pourrait le surnommé le peureux. C’est lui encore qui arrive dernier et rentre premier dans le tombeau, c’est lui enfin qui constate la véracité du message de Marie : on a volé le Seigneur. Et pourtant, Simon-Pierre est celui qui, plus que les autres, aimaient Jésus, selon la confession de foi qu’il fera après la résurrection. Mais , au tombeau vide, il ne voit pas seulement les bandelettes et les liens brisés qui retenaient le cadavre, il ne voit pas non plus l’image du Christ gravé sur le suaire qui avait enveloppé le corps de Jésus.

Jean : Jean (Dieu est gracieux) est nommé le disciple que Jésus aimait. Il est celui qui reposait sa tête sur le sein du Seigneur lors de la Cène, celui qui seul n’a pas dit : « est-ce moi », mais seulement : « qui est-ce? ». Jean est celui qui seul est demeuré au pied de la croix alors que tous les autres avaient fui, alors que Pierre lui-même avait renié et avait fui, comme pour montrer que l’amour intérieur et spirituel est le plus grand courage. Jean c’est celui qu’on peut dire le choisi, celui qui est attiré, qui est assumé, qui est inspiré au point de nier sa vie pour le maître jusqu’au pied de la croix. Il est le saint de la contemplation intérieur, de la grâce spirituelle.

De ce trois figures, ressortent trois types d’amour que nous pouvons avoir face au Maître et qui peuvent influer sur les relations avec les frères. Un amour lié par reconnaissance de tel ou tel autre faveur, un amour réfléchi et un amour abandon. Il est donc juste que Jean l’inspiré coure plus vite et arrive le premier, il est aussi juste que Pierre le réfléchi, soit le premier à descendre, à toucher et à voir, et qu’après l’autre descende, touche et voie, c’est-à-dire ne voie rien et croie par simple élan du coeur. Et il est juste, que celle dont sept démons ont été chassés, elle qui est devenue symbole de l’amour affectif et humain d’abord, devient la première à voir humainement et physiquement le Maître.

La simplicité du style évangélique si vivant et si peu descriptif, se présentent comme particulièrement mystérieuse. Essayons en ce temps pascal de vivre le plein amour de Dieu et de nos frères dans ce trois dimensions complémentaires.

Bonne fête de Pâques
P. Francis Kubikula-ve, cmf

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