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Missionnaires Clarétains France | 21 October 2018

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4 Dimanche de Pâques

4 Dimanche de Pâques
CMF France

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 10,11-18.
En ce temps-là, Jésus déclara : « Moi, je suis le bon pasteur, le vrai berger, qui donne sa vie pour ses brebis.
Le berger mercenaire n’est pas le pasteur, les brebis ne sont pas à lui : s’il voit venir le loup, il abandonne les brebis et s’enfuit ; le loup s’en empare et les disperse.
Ce berger n’est qu’un mercenaire, et les brebis ne comptent pas vraiment pour lui.
Moi, je suis le bon pasteur ; je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent,
comme le Père me connaît, et que je connais le Père ; et je donne ma vie pour mes brebis.
J’ai encore d’autres brebis, qui ne sont pas de cet enclos : celles-là aussi, il faut que je les conduise. Elles écouteront ma voix : il y aura un seul troupeau et un seul pasteur.
Voici pourquoi le Père m’aime : parce que je donne ma vie, pour la recevoir de nouveau.
Nul ne peut me l’enlever : je la donne de moi-même. J’ai le pouvoir de la donner, j’ai aussi le pouvoir de la recevoir de nouveau : voilà le commandement que j’ai reçu de mon Père. »

“Je suis le Bon Pasteur, le vrai berger.” Dans l’évangile d’aujourd’hui, c’est par deux fois que le Seigneur nous dit que nous sommes ses brebis et que personne ne pourra nous arracher de sa main. Je pense que c’est rassurant de savoir que nous sommes protégés, que nous sommes en sécurité et que, quoi qu’il nous arrive dans notre vie, Dieu veille sur nous. Cette image s’adresse à nos désirs d’être protégés, bercés et cajolés. Le bon pasteur qu’est Jésus n’a rien d’un fade ou d’un doucereux. C’est un pasteur qui n’a pas craint d’aller au-devant du danger, de se faire agneau et de se laisser immoler pour nous. Le bon pasteur est prêt à donner sa vie pour ses brebis comme nous dit l’Évangile d’aujourd’hui. Le bon pasteur est une image du Dieu d’amour. C’est un amour inconditionnel de Dieu envers nous; il cherche toujours ses brebis perdues, car il est Amour.  C’est ainsi que le bon pasteur se présente à nous : celui qui accompagne ses brebis, qui ne craint pas le danger qui les guette parfois et qui donne sa vie pour elles.

Jésus le bon pasteur appelle les brebis chacune par son nom et il les fait sortir. Voilà un trait important de Jésus : Jésus est une porte de sortie. C’est dehors qu’il nous entraîne. Son projet n’est pas de nous garder dans la sécurité de la bergerie, mais de nous conduire au plein air, dans les verts pâturages. Venez avec moi sur la route des hommes. “Moi, je suis le bon pasteur !” dit Jésus.

Notre monde est plein de portes fermées. Chacun s’enferme dans ses privilèges et renforce les serrures des ses portes pour mettre son petit patrimoine à l’abri. Chacun baisse les yeux dans l’ascenseur pour ne pas avoir à faire conversation avec le voisin. Chacun réclame des lois qui maintiennent les pauvres à distance et le tiers-monde hors de nos frontières. Chacun cherche son salut derrière des portes fermées. Eh bien, après avoir entendu Jésus nous dire qu’il est le bon pasteur qui fait sortir ses brebis par la porte de sortie, ayons l’audace d’ouvrir des portes, ayons l’audace d’ouvrir nos portes. Ouvrir le dialogue avec l’autre, permettre à l’étranger de prendre la parole, sortir de l’isolement la misère cachée, proposer un coup de main au voisin, vaincre la peur en offrant la présence, permettre l’espérance en risquant l’amitié, autant de portes ouvertes dans les murs de l’égoïsme qui permettent à chacun de changer le monde. Quand tout à l’heure nous sortirons par cette porte, ne la fermons pas derrière nous comme on ferme un livre terminé, ou un dossier classé, ou un passé révolu. Non ! La porte qui est là, qui s’ouvre sur le monde, elle est un commencement. Jésus nous y précède. Alors, à notre tour, là où nous sommes au quotidien, à nous d’ouvrir les portes et de faire des brèches. À notre tour d’appeler à sortir. Et si, quand vous ouvrez une porte, il y a quelques courants d’air c’est peut-être le souffle de l’Esprit.

Au nom de Jésus nous faisons notre chemin et nous formons une communauté d’hommes et de femmes libres. Nous avons un seul Berger : Jésus. Nous avons un seul Berger et tous nous assoyons autour de la table au même niveau. Tous nous sommes enfants de Dieu. Les tournesols vivent orientés vers le soleil qui naît dans l’orient. Les chrétiens nous devons vivre orientés vers Dieu vers les autres. Toute notre vie doit être un effort continuel pour sortir de nous-mêmes,  de notre amour dirigé principalement à nous-mêmes. Comme des chrétiens, disciples du Christ, notre vocation c’est celle du berger, de bon berger; nos brebis sont tous nos frères et sœurs et nous devons vivre orientés vers eux.

En ce dimanche des vocations, demandons au Seigneur, d’éclaire nos existences, au milieu de toutes nos préoccupations, de toutes nos interrogations, peurs, attentes et désirs, de nos épreuves peut-être aussi, pour entendre tout ce qu’il à nous dire, pour entendre toutes les invitations qu’il continue de nous faire, quel que soit notre âge et notre vie, avec nos forces et nos limites. Qu’il nous enracine dans cette certitude confiante que nos vies remises à lui trouveront leur vraie valeur et leur fécondité, au-delà parfois des tours et des détours de nos existences. Et que le Seigneur appelle des pasteurs selon son cœur, vivants et libres, pour faire vivre une Eglise ouverte et enracinée, une Eglise en sortie…une Église en marche. Une Église solidaire et fraternelle.

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