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Missionnaires Clarétains France | 21 October 2018

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5 Dimanche de Pâques

5 Dimanche de Pâques
CMF France

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 15,1-8.
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Moi, je suis la vraie vigne, et mon Père est le vigneron.
Tout sarment qui est en moi, mais qui ne porte pas de fruit, mon Père l’enlève ; tout sarment qui porte du fruit, il le purifie en le taillant, pour qu’il en porte davantage.
Mais vous, déjà vous voici purifiés grâce à la parole que je vous ai dite.
Demeurez en moi, comme moi en vous. De même que le sarment ne peut pas porter de fruit par lui-même s’il ne demeure pas sur la vigne, de même vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi.
Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là porte beaucoup de fruit, car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire.
Si quelqu’un ne demeure pas en moi, il est, comme le sarment, jeté dehors, et il se dessèche. Les sarments secs, on les ramasse, on les jette au feu, et ils brûlent.
Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez tout ce que vous voulez, et cela se réalisera pour vous.
Ce qui fait la gloire de mon Père, c’est que vous portiez beaucoup de fruit et que vous soyez pour moi des disciples. »

Dans le quatrième évangile, Jésus utilise beaucoup des éléments de sa culture juive dans laquelle il a grandi pour nous parler de lui-même, de son Père ou de l’Eglise donc nous constituons les membres, chacun à son niveau. Après s’être défini comme étant le berger qui veille sur ses brebis et demeure toujours avec elles, qu’il pleuve ou qu’il neige, pour leur salut en Dieu, il se définit aujourd’hui comme étant la vigne et nous les sarments. S’il se présente à nous comme étant la vraie vigne, c’est pour nous inviter à rester toujours reliés à lui. En tant que Maître, nous sommes ses disciples en tant que sarments. Il doit de ce fait exister un lien vital entre le Seigneur et nous. Si nous sommes déconnectés de lui, nous ne sommes pas différents de cep qui est coupé de la vigne et qui est appelé à se faner et à mourir en fin de compte. De même, en tant que disciple, si on est pas en lien étroit avec Jésus, il ne sert à rien et ne peut que produire des fruits détestables.

Jésus nous invite à trop le concept « demeurer » employé plusieurs fois à restés toujours attachés à lui par une foi inébranlable. Nous devons rester intimement liés à lui au point de dire comme saint Paul, en s’adressant à la communauté chrétienne de Galate : « ce n’est plus moi qui vit, c’est le Christ qui vit en moi. » (Ga 2,20). Ainsi comment demeurer alors en Jésus reste une question de très grande importance que nous ne saurons manquer de nous poser quotidiennement. Ne pouvant en aucun cas le rencontrer directement parlant, il nous offre des pistes à prendre en compte pour que notre rencontre avec lui soit vraie ou alors effective.

La toute première c’est sa parole qui nous est toujours proclamée chaque jour. Demeurer avec Dieu dans sa parole salvatrice est l’invitation à nous faite chaque jour de notre existence. Nous devons alors bien accueillir cette parole qui nous est par la Bible, les textes liturgiques, les revues publiées par des sources bien connues, les livres religieux, y compris des chaînes de radio et de télévision chrétiennes. Etant donné que cette parole, source de vie éternelle, nous est proclamée chaque jour, est-ce que nous rendons vraiment disponibles à l’accueillir ? Est-ce que nous laissons vraiment cette parole nous transformer intérieurement et extérieurement ? D’où alors l’invitation à prendre du temps pour réfléchir sur cette parole dans le cadre de la catéchèse, des rencontres des aumôneries ou encore pour les jeunes ou les adultes de nos diverses paroisses.

La prière constitue la deuxième piste qui nous est offerte pour rencontrer le Seigneur et demeurer avec lui. Dans la prière, nous sommes conviés, non seulement à lui parler, mais à lui laisser aussi le temps de nous parler intérieurement ; ce qui signifie que nous avons aussi le devoir de prendre du temps pour l’écouter. Nous devons rester fidèle à nos moments de rencontre avec lui quelle que soit l’ampleur de nos occupations quotidiennes. Nous nous entretenons avec lui pour lui manifester notre reconnaissance par rapport à ses bienfaits envers nous, pour demander pardon pour nos égarements, pour lui confier nos préoccupations et celles de ceux qui se confient à nos humbles prières, pour le louer et le magnifier. Tenir l’Evangile en état de croissance dans notre vie est ce à quoi la prière nous aussi. Elle nous permet aussi de rester toujours unis au Christ, en le rencontrant régulièrement dans les sacrements, surtout l’Eucharistie et la réconciliation. A travers ceux-ci, nous sommes bénéficiaires de son amour et de sa miséricorde infinies.

La dernière piste c’est la rencontre de Dieu dans nos frères et sœurs avec qui nous partageons notre vie quotidienne. Le Christ est aussi présent en eux. Entre eux et nous doit exister un amour mutuel. Celui-ci se concrétise à travers nos multiples gestes de partage, l’accueil que nous pourrons leur réserver et notre solidarité avec eux lors des moments difficiles qu’ils peuvent vivre.

Demandons au Seigneur de nous aider à prendre conscience du fait que toute notre vie dépend de lui et de nous aider à rester toujours unis à lui comme le sarment greffé à la vigne et qui produit de bon fruit. Ainsi, qu’il nous aide à exploiter toutes les pistes que nous offre l’Eglise.

Robert Essougou,CMF

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