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Missionnaires Clarétains France | 19 August 2018

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10 Dimanche Temps Ordinaire

10 Dimanche Temps Ordinaire
CMF France

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 3,20-35.
En ce temps-là, Jésus revint à la maison, où de nouveau la foule se rassembla, si bien qu’il n’était même pas possible de manger.
Les gens de chez lui, l’apprenant, vinrent pour se saisir de lui, car ils affirmaient : « Il a perdu la tête. »
Les scribes, qui étaient descendus de Jérusalem, disaient : « Il est possédé par Béelzéboul ; c’est par le chef des démons qu’il expulse les démons. »
Les appelant près de lui, Jésus leur dit en parabole : « Comment Satan peut-il expulser Satan ?
Si un royaume est divisé contre lui-même, ce royaume ne peut pas tenir.
Si les gens d’une même maison se divisent entre eux, ces gens ne pourront pas tenir.
Si Satan s’est dressé contre lui-même, s’il est divisé, il ne peut pas tenir ; c’en est fini de lui.
Mais personne ne peut entrer dans la maison d’un homme fort et piller ses biens, s’il ne l’a d’abord ligoté. Alors seulement il pillera sa maison.
Amen, je vous le dis : Tout sera pardonné aux enfants des hommes : leurs péchés et les blasphèmes qu’ils auront proférés.
Mais si quelqu’un blasphème contre l’Esprit Saint, il n’aura jamais de pardon. Il est coupable d’un péché pour toujours. »
Jésus parla ainsi parce qu’ils avaient dit : « Il est possédé par un esprit impur. »
Alors arrivent sa mère et ses frères. Restant au-dehors, ils le font appeler.
Une foule était assise autour de lui ; et on lui dit : « Voici que ta mère et tes frères sont là dehors : ils te cherchent. »
Mais il leur répond : « Qui est ma mère ? qui sont mes frères ? »
Et parcourant du regard ceux qui étaient assis en cercle autour de lui, il dit : « Voici ma mère et mes frères.
Celui qui fait la volonté de Dieu, celui-là est pour moi un frère, une sœur, une mère. »

L’Évangile de Marc nous parle aujourd’hui de la famille de Dieu et de Jésus.  Il était chez lui en Galilée. Des scribes venus de Jérusalem s’opposent à lui, car ils ne l’ont pas compris. Ils se sont enfermés  dans une attitude autoritaire de fermeture et de refus. Les gens de chez Jésus n’appartiennent pas aux autorités qui le condamneront ; ils font partie des foules de gens en recherche de sens à qui il annonce la Bonne Nouvelle du Royaume de Dieu.

Les deux groupes vont vers Jésus avec des intentions différentes. Marc souligne que sa mère et ses frères sont dehors. Dehors, pas seulement au sens d’une position, mais dehors au sens que Jésus est fou selon eux. Les gens de chez lui  ne reconnaissent plus Jésus tant il déroge à l’éducation qu’il a reçue. Son comportement est inconcevable. Leur regard s’arrête sur le fils de Joseph et de Marie. Jésus a tellement changé qu’il a besoin d’être ramené à l’ordre. Ils veulent le ramener à la raison, car il aurait perdu la tête.  Ils ne percevaient pas qui il était. Pourquoi accourait-on vers quelqu’un qui aurait perdu la tête?  Devant la foule, Jésus tenait un langage plein de sens. La foule pressentait que la bonne nouvelle de celui qui a perdu la tête ne se retrouve pas dans la mémorisation de toutes les lois ou encore dans la défense d’une institution. La foule ressentait que Jésus réchauffait leur cœur tant il était à son écoute. Elle avait la certitude que Jésus était vrai et que chacun comptait pour lui; que rien d’autre qu’eux ne comptait à ses yeux. Elle était sa famille. Il n’imposait rien à personne, ni n’enseignait une doctrine. Il était authentique et déconcertant de simplicité dans son langage et dans sa manière de vivre. Jésus n’entretenait pas avec la foule un dialogue du genre dictateur et le petit peuple. C’est comme si chacun était seul à seul avec lui. Jésus ne compliquait pas la pratique de la loi. Il n’était pas l’un de ceux qui ajoutent détail après détail, prescription ou interdiction à l’infini.  Jésus allait à l’essentiel, il bouleversait les cœurs,  et cela est beaucoup plus exigeant. Pour annoncer l’arrivée d’un temps nouveau, Jésus abattait les murs érigés entre les pratiquants qui se croyaient irréprochables et les gens qui se savaient reprochables. Il consacrait tout son temps à écouter les souffrants, à aller vers les migrants, les sans-abri. La situation de vie  sans repos de Jésus, unie à l’incompréhension de la part des chefs et des maîtres du peuple, peut avoir poussé ses familiers  à se mettre en chemin pour aller reprendre le membre de leur famille. Jésus les ramène à l’ordre.

Il y n’a pas de refus ni d’exclusion des familiers par la communauté qui se forme autour de Jésus, mais plutôt une invitation à y entrer dans les conditions nouvelles demandées pour tous. Ceux qui sont dehors sont appelés à faire partie du groupe qui est dedans. Cependant ils en sont difficilement conscients et pour le moment ils se limitent à chercher Jésus de l’extérieur. Les membres de la parenté sont appelés à se faire disciples, la nouvelle parenté de Jésus. Dans sa question «qui est ma mère», Jésus donne lui-même une réponse : ce sont ceux et celles qui s’ouvrent à ce qui leur arrive, à l’imprévu de Dieu. Dieu nous interpelle pour quitter des chemins connus pour marcher sur des chemins inconnus, ceux que nous propose Jésus. Jésus n’écrase personne sous des lois. Jésus ne voit pas le mal en nous, mais seulement notre état de beauté. Il ne nous voit pas sortis du paradis, mais nous considère comme son paradis aujourd’hui. Pourtant, il trouble les Hérode de son temps et tout Jérusalem. Il a perdu la tête ce Dieu en devenant l’un de nous. La folie de son amour sera toujours déroutante pour nous. Il a perdu la tête. Ce qui résonne comme une insulte, une incompréhension pour ses proches peut aussi être entendu comme un compliment, un beau cri de reconnaissance pour tout ce que Dieu en Jésus a accepté de vivre.

La foi nous fait voir les choses autrement. « Celui qui fait la volonté de Dieu, voilà mon frère, ma sœur, ma mère ». Faire la volonté de Dieu dans les mille devoirs de la vie quotidienne, dans les peines acceptées et supportées, dans ces épreuves du temps présent dont nous a parlé saint Paul.  Faire la volonté de Dieu dans la charité fraternelle, cela nous paraît souvent difficile.  Dieu ne veut pas forcer notre liberté. Dieu est libre de ses dons et de ses pardons. Si nous choisissions de suivre Jésus par le chemin de la foi, nous sommes unis à lui, nous sommes ses vrais amis, ses frères, ses soeurs. En étant attentifs et en accueillant sa Parole ; en agissant comme lui avec amour, nous faisons la volonté de Dieu. L’œil de la foi perce le rideau des apparences. Comment pourrions-nous faire la volonté de Dieu, si nous n’étions d’abord aimés de Dieu ? C’est toujours lui qui nous cherche avant que nous ne le cherchions.

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