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Missionnaires Clarétains France | 16 July 2018

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13 Dimanche Temps Ordinaire

13 Dimanche Temps Ordinaire
CMF France

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 5,21-43.
En ce temps-là, Jésus regagna en barque l’autre rive, et une grande foule s’assembla autour de lui. Il était au bord de la mer.
Arrive un des chefs de synagogue, nommé Jaïre. Voyant Jésus, il tombe à ses pieds
et le supplie instamment : « Ma fille, encore si jeune, est à la dernière extrémité. Viens lui imposer les mains pour qu’elle soit sauvée et qu’elle vive. »
Jésus partit avec lui, et la foule qui le suivait était si nombreuse qu’elle l’écrasait.
Or, une femme, qui avait des pertes de sang depuis douze ans… –
elle avait beaucoup souffert du traitement de nombreux médecins, et elle avait dépensé tous ses biens sans avoir la moindre amélioration ; au contraire, son état avait plutôt empiré –…
cette femme donc, ayant appris ce qu’on disait de Jésus, vint par-derrière dans la foule et toucha son vêtement.
Elle se disait en effet : « Si je parviens à toucher seulement son vêtement, je serai sauvée. »
À l’instant, l’hémorragie s’arrêta, et elle ressentit dans son corps qu’elle était guérie de son mal.
Aussitôt Jésus se rendit compte qu’une force était sortie de lui. Il se retourna dans la foule, et il demandait : « Qui a touché mes vêtements ? »
Ses disciples lui répondirent : « Tu vois bien la foule qui t’écrase, et tu demandes : “Qui m’a touché ?” »
Mais lui regardait tout autour pour voir celle qui avait fait cela.
Alors la femme, saisie de crainte et toute tremblante, sachant ce qui lui était arrivé, vint se jeter à ses pieds et lui dit toute la vérité.
Jésus lui dit alors : « Ma fille, ta foi t’a sauvée. Va en paix et sois guérie de ton mal. »
Comme il parlait encore, des gens arrivent de la maison de Jaïre, le chef de synagogue, pour dire à celui-ci : « Ta fille vient de mourir. À quoi bon déranger encore le Maître ? »
Jésus, surprenant ces mots, dit au chef de synagogue : « Ne crains pas, crois seulement. »
Il ne laissa personne l’accompagner, sauf Pierre, Jacques, et Jean, le frère de Jacques.
Ils arrivent à la maison du chef de synagogue. Jésus voit l’agitation, et des gens qui pleurent et poussent de grands cris.
Il entre et leur dit : « Pourquoi cette agitation et ces pleurs ? L’enfant n’est pas morte : elle dort. »
Mais on se moquait de lui. Alors il met tout le monde dehors, prend avec lui le père et la mère de l’enfant, et ceux qui étaient avec lui ; puis il pénètre là où reposait l’enfant.
Il saisit la main de l’enfant, et lui dit : « Talitha koum », ce qui signifie : « Jeune fille, je te le dis, lève-toi ! »
Aussitôt la jeune fille se leva et se mit à marcher – elle avait en effet douze ans. Ils furent frappés d’une grande stupeur.
Et Jésus leur ordonna fermement de ne le faire savoir à personne ; puis il leur dit de la faire manger.

Dans l’évangile d’aujourd’hui, nous faisons la connaissance de deux personnes principales : Jaïre, le chef de la synagogue, c’est-a-dire quelqu’un d’instruit, un savant, quelqu’un de reconnu dans son village, et une femme malade, dont nous ne connaissons même pas le prénom.

Le point commun entre cette femme malade et Jaïre, c’est qu’ils ont mis tous les deux toute leur foi, toute leur confiance en Jésus ; ils ne le connaissent pas directement, mais ils connaissent sa réputation, ce qu’on leur a raconté sur Lui, et c’est sur la base de ce qui leur a été transmis qu’ils ont la foi.

Jaïre a confiance que Jésus va pouvoir faire quelque chose pour sa fille, et même quand on vient lui annoncer qu’elle est morte, sur la parole de Jésus, il a confiance. Et il a raison d’avoir confiance, puisque sa fille revient à la vie ! Il n’y a pas beaucoup de témoins de ce miracle : Jaïre et sa femme, Pierre, Jacques et Jean… c’est tout. Comme si ce retour à la vie n’était pas destiné à être connu mais qu’il était un signe pour ces personnes en particulier. D’ailleurs Jésus leur réclame la plus grande discrétion…

Pour la femme malade, cela se passe de façon complètement différente, puisque Jésus fait presque une guérison malgré lui, sans le savoir… Elle ne demande rien, mais elle a tellement foi en Jésus qu’elle se dit qu’il lui suffit de toucher son vêtement pour être guérie… et c’est ce qui arrive !

Pour terminer, je remarque un petit détail : la fille de Jaïre a douze ans… et la femme est malade depuis douze ans… Ce chiffre douze est un chiffre qui a un sens symbolique fort : Jésus a désigné douze apôtres, après la multiplication des pains, les disciples ramasse douze paniers de pains… ce chiffre, c’est à la fois le nombre des tribus du peuple juif, et aussi le nombre de mois de l’année… C’est un chiffre qui veut dire l’universel : le don de Dieu est pour tout le monde, il est pour tous et n’est réservé à personne. Ce qu’il nous faut simplement pour entrer en communion avec Dieu ? C’est la foi, c’est la confiance.

Tout à l’heure, je disais que Jaïre comme la femme malade n’avaient probablement pas rencontré Jésus avant ce jour là… ils ont cru sur la base de ce que d’autres leur ont raconté… Ils sont comme nous tous : nous n’avons pas vu de nos yeux les miracles de Jésus, nous ne l’avons pas entendu directement avec nos oreilles… mais nous avons eu sur notre chemin de vie, et nous avons encore, des témoins qui nous ont raconté des choses sur la vie de Jésus, des aînés dans la foi qui ont assuré la transmission de la connaissance de Dieu et nous ont ouvert l’accès à la foi…

Remercions Dieu pour toutes ses personnes qui nous ont accompagnées et qui nous accompagnent encore, et demandons Lui d’avoir à notre tour la force d’être nous aussi de vrais témoins de Jésus Christ.

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