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Missionnaires Clarétains France | 19 August 2018

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16 Dimanche Temps Ordinaire

16 Dimanche Temps Ordinaire
CMF France

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 6,30-34.

En ce temps-là, les Apôtres se réunirent auprès de Jésus, et lui annoncèrent tout ce qu’ils avaient fait et enseigné.
Il leur dit : « Venez à l’écart dans un endroit désert, et reposez-vous un peu. » De fait, ceux qui arrivaient et ceux qui partaient étaient nombreux, et l’on n’avait même pas le temps de manger.
Alors, ils partirent en barque pour un endroit désert, à l’écart.
Les gens les virent s’éloigner, et beaucoup comprirent leur intention. Alors, à pied, de toutes les villes, ils coururent là-bas et arrivèrent avant eux.
En débarquant, Jésus vit une grande foule. Il fut saisi de compassion envers eux, parce qu’ils étaient comme des brebis sans berger. Alors, il se mit à les enseigner longuement.

Jésus avait envoyé ses disciples deux par deux pour annoncer la Bonne Nouvelle et les voilà de retour après leur mission. Ils ont certainement des choses à raconter à Jésus, mais la foule est nombreuse et ils n’ont même pas le temps de manger.  Entre les attentes de cette foule qui court après Jésus et la nécessité pour les apôtres de prendre du repos et de faire le point, Jésus décide : « Venez à l’écart dans un endroit désert et reposez-vous un peu ». Il invite ses disciples au repos, à l’intériorité, en s’éloignant du bourdonnement des activités humaines. Dieu est enraciné en nous. Il est le fond de ce que nous sommes puisque nous sommes à son image. Si nous nous tournons vers l’intérieur et ne trouvons que du vacarme, c’est que nous n’avons pas atteint les profondeurs où Dieu habite. L’appel au repos est un appel à nous donner une vie intérieure de grande qualité.

Se mettre à l’écart pour se reposer. Prendre le temps gratuit du repos. Échapper pour un temps aux contraintes professionnelles, aux parcours obligés, aux horaires imposés. Le repos n’est pas un luxe, le repos n’est pas une concession à la facilité ou à la paresse. Pas du tout. Nous sommes faits aussi pour le repos. La vocation de l’homme, selon l’Évangile, ne consiste pas à mener une vie agitée ou encombrée. “Tu t’inquiètes et tu t’agites pour beaucoup de choses”, disait Jésus à son amie Marthe, tu risques de passer à côté de l’essentiel, de l’unique nécessaire.

Revenir à l’essentiel, mais comment ? Eh bien peut-être en prenant au sérieux la seconde recommandation que l’on croit entendre de la part de Jésus : se mettre à l’écart pour prier, prendre le temps gratuit de la prière. Grand mystère pour chacun que cette invitation. On ne peut que suggérer, encourager, mettre en chemin vers cette forme de repos qui tout d’un coup peut devenir prière. Les vacances, le calme, l’absence d’horaire peuvent offrir une chance pour cette mystérieuse réalité : faire l’expérience de ce moment essentiel qui sert, non pas à changer les choses, mais surtout à nous changer nous-mêmes. Car à force de regarder le Christ et d’écouter sa Parole, nous ne sommes plus les mêmes. Notre conscience s’éclaire. Nous nous sentons plus forts. Son Esprit descend en nous et nous arrivons petit à petit à aimer les autres d’un amour plus grand que notre propre cœur.

Sommes-nous un peuple sans berger ? Au temps de saint Marc, les foules accouraient pour être enseignées par les apôtres. Aujourd’hui, les gens sont devenus indifférents, non pas du Jésus de l’Évangile, mais d’une certaine image de l’Église. Des foules cherchent donc ailleurs un message d’espérance. Quand nous saurons communiquer la soif du spirituel chez les gens, alors ils auront l’idée de se tourner vers le vrai Dieu.  Le berger, c’est la personne dont la présence nous transforme. Le berger  n’est pas celui qui accepte le monde des pouvoirs, mais celui qui établit les fondements d’un monde plus humain. Nous devons être des pasteurs, selon le cœur de Dieu, des personnes capables d’aimer, sans discrimination, sans condamnation et sans exclusion. La première lecture nous dit: Je rassemblerai moi-même le reste de mes brebis, je les ramènerai dans leurs prairies. Elles n’auront plus ni crainte ni terreur, et aucune n’ira se perdre. Tout ce que nous faisons pour mettre l’Évangile en actes, tout cela fait beaucoup et ce n’est jamais fini. Il y a des jours où c’est lourd, où la culpabilité pointe son nez, car nous avons le sentiment de ne pas en faire assez. Venez à l’écart et reposez-vous un peu, dit Jésus. Gagnons l’autre rive, celle du silence, de la réflexion et de la prière. Prenons un peu de large et laissons-nous bercer par Dieu, le temps qu’il renouvelle notre regard sur la vie et sur le monde. Jésus nous invite à nous retirer avec lui, à nous mettre à l’écart de nos préoccupations quotidiennes. Voir la réalité, vivre la compassion et agir en conséquence doivent s’apprendre de Jésus. Sur nos chemins d’humanité, son enseignement doit guider notre vie. Le temps de repos, c’est la barque de Jésus où, pour un moment, nous oublions tout autre souci que sa présence et son amour. Nourris de Dieu, Jésus compte au quotidien sur nos bras et notre cœur.

Tous nous devons être ce berger qui a pitié des foules laissées à elles-mêmes.

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