Image Image Image Image Image Image Image Image Image Image

Missionnaires Clarétains France | 21 October 2018

Scroll to top

Top

No Comments

25 Dimanche Temps Ordinaire

25 Dimanche Temps Ordinaire
CMF France

Texte de l’Évangile (Mc 9,30-37): En partant de là, Jésus traversait la Galilée avec ses disciples, et il ne voulait pas qu’on le sache. Car il les instruisait en disant: «Le Fils de l’homme est livré aux mains des hommes; ils le tueront et, trois jours après sa mort, il ressuscitera». Mais les disciples ne comprenaient pas ces paroles et ils avaient peur de l’interroger. 

Ils arrivèrent à Capharnaüm, et, une fois à la maison, Jésus leur demandait: «De quoi discutiez-vous en chemin?». Ils se taisaient, car, sur la route, ils avaient discuté entre eux pour savoir qui était le plus grand. S’étant assis, Jésus appela les Douze et leur dit: «Si quelqu’un veut être le premier, qu’il soit le dernier de tous et le serviteur de tous». Prenant alors un enfant, il le plaça au milieu d’eux, l’embrassa, et leur dit: «Celui qui accueille en mon nom un enfant comme celui-ci, c’est moi qu’il accueille. Et celui qui m’accueille ne m’accueille pas moi, mais Celui qui m’a envoyé».

L’évangile que nous avons aujourd’hui vient de l’évangile selon Saint Marc, et nous sommes en train de réfléchir sur l’humilité et le service.
 
Dans la première lecture, dans le livre de la sagesse, nous avons entendu « ceux qui méditent le mal » c’est-à dire, ceux qui sont tellement centrés sur eux-mêmes qu’ils ne sont pas capables et ils ne veulent pas écouter les justes. En plus, ces personnes là qui « méditent le mal » en mettant à l’épreuve Dieu : « Attirons le juste dans un piège…Voyons si ses paroles sont vraies, regardons comment il en sortira. » C’est l’égoïsme qui refuse d’écouter Dieu.
 
Dans la 2èmelecture, St Jacques disait à la communauté chrétienne : Attention ! « La jalousie et les rivalités mènent au désordre et à toutes sortes d’actions malfaisantes. » Tout cela viennent de l’intérieur de l’homme, ces désires qui mènent leur combat dans le cœur de l’homme. St Jacques nous invite aujourd’hui à nous ouvrir à la sagesse qui vient d’en haut…la sagesse qui se manifeste à travers la justice et la paix. Dans la communauté chrétienne, il faut donc faire attention à ne pas chercher « être le plus grand », la tentation de chercher la gloire qui ne favorise pas de tout le sens de la communauté.
 
Et dans l’évangile Jésus pose la question à ses disciples : “De quoi discutiez-vous en chemin ?” Les disciples ne répondaient rien car, sur la route, ils avaient discuté entre eux pour savoir qui était le plus grand. Jésus venait tout juste de leur parler de la mort qui l’attend. Et les disciples, eux, sont en train de discuter pour savoir qui est le plus grand. Jésus vient d’annoncer les souffrances et la mort qui l’attendent. Et eux s’inquiètent de monter en grade. Alors Jésus dit : “Si quelqu’un veut être le premier, qu’il soit le dernier de tous et le serviteur de tous.” Et il décide de faire parler le geste. Plutôt que de faire appel aux mots, il fait parler une situation : “Prenant alors un enfant, il le plaça au milieu d’eux, l’embrassa et leur dit : «Celui qui accueille en mon nom un enfant comme celui-ci, c’est moi qu’il accueille». Pour les apôtres, c’est violent. Ils discutent pour savoir qui sera le plus grand, et Jésus leur donne en leçon un petit enfant. Dieu ne se retrouve pas chez ceux qui veulent être les plus grands. C’est dans ce petit enfant qu’il se reconnaît. La primauté de Dieu n’est pas la puissance de domination, mais de service. En sa Passion, vers laquelle Jésus s’avance librement, Dieu s’est fait le dernier de tous, le serviteur de tous. Dieu est bien le plus Grand, mais c’est dans le service, dans l’amour qu’il est imbattable.
 
Jésus embrasse le petit enfant comme pour dire : Soyez capables d’accueil pour les plus dépendants, les plus démunis, comme cet enfant. Mettez votre énergie à cet accueil. 
 
Voilà, dit Jésus, qui sera le plus grand : c’est le plus petit, le plus démuni, l’enfant. Attention, pas question d’infantilisme pour autant ! Jésus ne nous demande pas d’avoir des sentiments d’enfant, mais de nous mettre dans la situation de l’enfant. Car l’enfant, c’est celui qui voit les autres comme des grands. Et le plus grand dans le Royaume, c’est celui qui saura voir dans les autres, des grands, des adultes. Etre le plus grand signifie donc : prendre pas seulement la place de plus pauvres, mais plus bas encore que les plus pauvres… pour les servir ! C’est ça être grand. C’est l’exemple de Jésus.
 
Au nom de la seule foi en Dieu il arrive encore que l’on cherche le pouvoir, et même que l’on maltraite et que l’on tue. Au nom de la foi chrétienne qui reconnaît le visage du Christ dans le plus petit d’entre les hommes, on ne peut que s’entraider à vivre le respect absolu, en particulier du plus petit, et à ne jamais faire de sacré qui ne soit pas d’abord humain. La tentation fondamentale des hommes est souvent d’être forts comme des dieux ou comme Dieu. Alors que notre vocation c’est d’être modestement comme Jésus. Avec la simplicité et la confiance de l’enfant, avec le sérieux et la détermination de l’adulte, choisissons cette vie que Dieu nous propose. Et en cette eucharistie, prions le Christ, pour entendre sa parole et nous nourrir de son corps. Pour vivre par lui, avec lui et en lui, dans son Esprit, pour la gloire du Dieu vivant.

Submit a Comment

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.