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Missionnaires Clarétains France | 16 November 2018

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31 Dimanche TO

31 Dimanche TO
CMF France

ÉVANGILE

« Tu aimeras le Seigneur ton Dieu. Tu aimeras ton prochain » (Mc 12, 28b-34)

Alléluia. Alléluia. 
Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, dit le Seigneur ;
mon Père l’aimera, et nous viendrons vers lui.
Alléluia. (Jn 14, 23)

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là,
    un scribe s’avança vers Jésus pour lui demander :
« Quel est le premier de tous les commandements ? »
    Jésus lui fit cette réponse :
« Voici le premier :
Écoute, Israël :
le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur.
    Tu aimeras le Seigneur ton Dieu
de tout ton cœur, de toute ton âme,
de tout ton esprit et de toute ta force.

    Et voici le second :
Tu aimeras ton prochain comme toi-même.
Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux-là. »
    Le scribe reprit :
« Fort bien, Maître,
tu as dit vrai :
Dieu est l’Unique
et il n’y en a pas d’autre que lui.
    L’aimer de tout son cœur,
de toute son intelligence, de toute sa force,
et aimer son prochain comme soi-même,
vaut mieux que toute offrande d’holocaustes et de sacrifices. »
    Jésus, voyant qu’il avait fait une remarque judicieuse,
lui dit :
« Tu n’es pas loin du royaume de Dieu. »
Et personne n’osait plus l’interroger.

La question du scribe n’est pas pour piéger Jésus, c’est une vraie question. Il s’agit de savoir quel est le premier de tous les commandements. On lui demande un commandement et Jésus en donne deux. La réponse donnée par Jésus n’établit pas un classement des commandements, mais elle indique le commandement qui englobe et explique tous les autres. Elle dévoile un peu le caractère de Dieu, elle permet de mieux percevoir les valeurs dans le Royaume de Dieu, et elle va bien au-delà des morales humanistes conçues par les humains de bonne volonté.
 
C’est en fait le scribe lui-même qui va répondre à sa propre question. Le scribe vivait déjà ce qu’il répond à Jésus : il aime son prochain, et même son ennemi. Le scribe s’est fait le prochain de Jésus en s’avançant vers lui et en entrant en dialogue avec lui avec sincérité et courage. Les deux commandements sont la clé de la vraie vie, mais nous avons beaucoup de chemin à faire avant de pouvoir dire vivre cela quand la vie va vite et que les tracas occupent notre esprit, quand nous perdons le focus et que nos priorités sont bousculées. 
 
L’Évangile dit d’aimer son prochain comme soi-même. Plusieurs pensent aimer leur prochain en s’engageant dans des combats pour la justice, dans des luttes contre la pauvreté et la violence. Cela n’est pas suffisant, il nous faut aussi aimer comme Jésus. L’amour de Jésus pour le Père est total, sans crainte, désintéressée, sans calcul. Un humanisme sans Dieu ne peut répondre que très imparfaitement à ce défi de l’amour du prochain et il ne peut pas aider les humains à avoir la vie éternelle. Il est possible de donner sa vie pour un être cher, ou par héroïsme, ou de donner ses biens aux pauvres, et d’être étranger à l’amour dont parlent Jésus et le scribe.
 
Dans notre société, les messages chrétiens sont beaucoup centrés sur l’amour. Dieu est amour donc l’essentiel c’est l’amour.  Reste qu’il faut être clair quant au sens donner à ce mot amour. Il y a des mots tellement utilisés qu’ils se sont vidés de leur sens original. Aimer, c’est ne plus avoir de prise sur nos vies. C’est une sortie sans retour de nous-mêmes et les belles paroles ne suffisent pas.  Mais, à force de dire qu’il faut aimer tout le monde, nous ne savons plus très bien qui nous devons aimer. Dans la parabole du bon Samaritain le prochain est celui, quel qu’il soit, que nous croisons sur notre route. C’est celui que nous pouvons voir de nos yeux, que nous pouvons toucher de nos mains, que nous pouvons entendre avec nos oreilles. Plusieurs pensent aimer leur prochain en s’engageant dans des combats pour la justice, dans des luttes contre la pauvreté et la violence. Cela est très bien, mais ce n’est pas suffisant, il nous faut aussi aimer comme Jésus. Un humanisme sans Dieu ne peut répondre qu’imparfaitement à ce défi de l’amour et il ne peut pas aider les humains à avoir la vie éternelle. Une religiosité n’aspirant pas à aimer l’autre comme un autre soi-même est comme un arbre sec qui ne porte pas de fruits. L’appel à aimer comme Jésus nous aime, cela nous pousse à être constamment inventifs et à chercher des occasions d’aimer. Aimer Dieu revient à changer notre regard, tout ce que nous aimerions que Dieu fasse pour nous, faisons le pour lui.  
 
Pour travailler à la construction du royaume de Dieu, il faut que l’amour guide nos relations avec les autres. Comment pouvons-nous rendre quelqu’un plus heureux aujourd’hui ? Comment pouvons-nous multiplier les gestes d’amitié, l’écoute, les paroles qui réconfortent, les petits services. Chaque fois que nous répondons à ces appels, nous sommes dans le Royaume de l’amour. L’amour est don de soi, un don de soi à l’autre. Et cet autre, c’est Dieu et le prochain. Aimer c’est se libérer.
 
Dieu nous connaît en nous aimant. Nous le connaissons en prenant ce même chemin.

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