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Missionnaires Clarétains France | 16 June 2019

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2 Dimanche Temps Ordinaire

2 Dimanche Temps Ordinaire
CMF France

 (Jn 2,1-12): Trois jours plus tard, il y avait un mariage à Cana en Galilée. La mère de Jésus était là. Jésus aussi avait été invité au repas de noces avec ses disciples. Or, on manqua de vin; la mère de Jésus lui dit: «Ils n’ont pas de vin». Jésus lui répond: «Femme, que me veux-tu? Mon heure n’est pas encore venue». Sa mère dit aux serviteurs: «Faites tout ce qu’il vous dira». 

Or, il y avait là six cuves de pierre pour les ablutions rituelles des Juifs; chacune contenait environ cent litres. Jésus dit aux serviteurs: «Remplissez d’eau les cuves». Et ils les remplirent jusqu’au bord. Il leur dit: «Maintenant, puisez, et portez-en au maître du repas». Ils lui en portèrent. Le maître du repas goûta l’eau changée en vin. Il ne savait pas d’où venait ce vin, mais les serviteurs le savaient, eux qui avaient puisé l’eau. Alors le maître du repas interpelle le marié et lui dit: «Tout le monde sert le bon vin en premier, et, lorsque les gens ont bien bu, on apporte le moins bon. Mais toi, tu as gardé le bon vin jusqu’à maintenant». 

Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit. C’était à Cana en Galilée. Il manifesta sa gloire, et ses disciples crurent en lui. Après cela, il descendit à Capharnaüm avec sa mère, ses frères et ses disciples, et ils y restèrent quelques jours.

Dans sa lettre aux Corinthiens, Paul explique que tous les charismes sont la partie visible du Saint-Esprit, et qu’ils sont confiés à chacun de manière tellement personnalisée, qu’ils sont tous différents, mais derrière cette diversité il y a un unique Esprit et un unique Seigneur. Chacun a donc une clef unique pour ouvrir une des portes de la Bible. Chaque personne, en fonction de son histoire, de ses particularités, de la situation de vie où elle se trouve, de ses sentiments et émotions découvre un sens inédit à telle ou telle histoire biblique, comme celle des noces de Cana.
 
À Cana, c’est la fête, c’est la joie, on mange et on boit. Mais le vin vient à manquer. Un miracle de Jésus rétablit la situation. Ce résumé passe cependant à côté de l’essentiel. Le récit des noces de Cana ne rapporte pas simplement un tour de prestidigitation, un fait-divers merveilleux qui rappelle la fête de Dionysos qui se célébrait le 6 janvier.  On assurait que ce jour-là les fontaines du temple consacré au dieu de l’ivresse laissaient couler du vin au lieu de l’eau habituelle. Les jarres vides déposées dans le parvis étaient trouvées le lendemain emplies ras-bord du meilleur cru. Non, nous sommes plutôt en présence d’un texte dont il faut découvrir le sens car le but de Jean est de nous faire découvrir ce qu’il a compris de Jésus et de son message.  
 
C’est donc une histoire qui signifie plus qu’elle ne raconte. Ce n’est pas un miracle ordinaire, ces disciples n’ont pas crié : Bravo ! Recommence ! Ils ont fait une démarche de foi. Ils ont cru, ils ont déchiffré le signe. Ils y ont vu la manifestation de la gloire de Jésus. C’est pour cela qu’ils ont cru en lui. Le récit des noces de Cana est donc là pour que nous y discernions la gloire de Jésus et la croix à venir. Les noces dont il est question sont à mettre en relation avec la conviction de l’Ancien Testament, qu’un jour se réalisera la parole des prophètes. Isaïe dit qu’il ne se taira pas avant que la justice soit présente. Il veut parler pour Dieu et pour le monde, pour remettre le temps en mouvement. Parler c’est se faire prophète avec le secours de Dieu. Parler ouvre l’accès aux Noces. 
 
Le marié de cette noce, l’épousée de Cana, ne sont pas de jeunes villageois dont on ne parle presque pas. Dieu est le véritable Époux de l’humanité, sa vraie épouse. Jésus a commencé à révéler sa gloire. La gloire de sa Pâque. L’Épouse non nommée de cette noce, c’est nous.  Le récit des noces ne sert à rien si cela ne suscite pas la foi. Être seulement spectateur ne mène nulle part. Il faut écouter, s’entendre appelé par son nom, être appelé à la foi. Ce qui importe, ce n’est pas d’apprendre des choses sur Jésus, mais bien d’entendre, à travers cela, la parole de Dieu décisive pour le monde et pour nous en premier lieu. Pour Jean, Dieu manifeste sa gloire, en Jésus, sur la croix. C’est un Dieu qui comprend, qui a compassion, qui fait miséricorde, qui aide, console et marche en compagnon. Voilà le vrai miracle, l’inexplicable, voilà la totale nouveauté, la bonne nouvelle. 
 
À Cana, il fallait voir Dieu qui venait jusqu’aux hommes. Comme à Cana, Dieu nous fait signe. Noël est le premier signe d’une histoire qui conduit à Pâques. Si nous ne comprenons pas cela, si nous ne discernons pas le signe qui montre la signification, alors nous fêtons à Noël seulement un miracle. Celui que plusieurs dans notre monde font semblant d’accueillir. Mais Noël c’était un signe de Dieu pour nous dire dans notre langue qu’il est venu à nous et qu’il vient toujours, jusqu’à nous, en nous, en une présence étonnante qui donne sens, signification à nos vies. 
 
La foi, c’est faire confiance aux paroles de Jésus, même si parfois elles nous dérangent, ou ne nous conviennent pas. Les noces avec Dieu sont loin d’être terminées.

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