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Missionnaires Clarétains France | 24 April 2019

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3 Dimanche TO

3 Dimanche TO
CMF France

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 1,1-4.4,14-21.

Beaucoup ont entrepris de composer un récit des événements qui se sont accomplis parmi nous,
d’après ce que nous ont transmis ceux qui, dès le commencement, furent témoins oculaires et serviteurs de la Parole.
C’est pourquoi j’ai décidé, moi aussi, après avoir recueilli avec précision des informations concernant tout ce qui s’est passé depuis le début, d’écrire pour toi, excellent Théophile, un exposé suivi,
afin que tu te rendes bien compte de la solidité des enseignements que tu as entendus.
Lorsque Jésus, dans la puissance de l’Esprit, revint en Galilée, sa renommée se répandit dans toute la région.
Il enseignait dans les synagogues, et tout le monde faisait son éloge.
Il vint à Nazareth, où il avait été élevé. Selon son habitude, il entra dans la synagogue le jour du sabbat, et il se leva pour faire la lecture.
On lui remit le livre du prophète Isaïe. Il ouvrit le livre et trouva le passage où il est écrit :
‘L’Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction. Il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, annoncer aux captifs leur libération, et aux aveugles qu’ils retrouveront la vue, remettre en liberté les opprimés,
annoncer une année favorable accordée par le Seigneur.’
Jésus referma le livre, le rendit au servant et s’assit. Tous, dans la synagogue, avaient les yeux fixés sur lui.
Alors il se mit à leur dire : « Aujourd’hui s’accomplit ce passage de l’Écriture que vous venez d’entendre. »

“Il vint à Nazareth, où il avait grandi. Comme il en avait l’habitude, il entra dans la synagogue le jour du sabbat, et il se leva pour faire la lecture.” Tout commence à Nazareth et non pas à Jérusalem. La vie publique de Jésus commence dans ce village qui a la réputation de ne rien produire de bon. Jésus n’a pas cherché un lieu médiatique pour lancer sa campagne. L’Évangile naît ici de ce qui est exclu et méprisé.
 
“Annoncer aux prisonniers qu’ils sont libres, et aux aveugles qu’ils verront la lumière, apporter aux opprimés la libération, annoncer une année de bienfaits accordée par le Seigneur… Cette parole de l’Écriture, que vous venez d’entendre, c’est aujourd’hui qu’elle s’accomplit.”
 
On peut répéter pendant des siècles de belles formules sans jamais les traduire en actes. Elles finissent par s’user : qui se souvient encore de leur vigueur première ?
 
Jésus, lui aussi, reprend une formule brûlante du passé. Elle retentissait de mots explosifs : bonne nouvelle pour les pauvres, libération des captifs, annonce de l’année de grâce où l’on remettrait les dettes – c’était au moment du Jubilé. Et les aveugles – que de manières d’être aveugle – ouvriraient les yeux ! Rien de neuf : on avait entendu cent fois cette lecture dans la synagogue de Nazareth. Ce qui fut nouveau, c’est la suite : Jésus, après avoir lu, “roula le livre, le rendit au servant et s’assit.” Tous le fixaient et lui commença de dire : “Tout cela va se réaliser… aujourd’hui.”  Finis l’attente et le rêve, on peut fermer le livre et le ranger, que chacun retrousse les manches et passe aux actes. Ce fut le tumulte général, on voulut même tuer cet enfant du pays qui voulait transformer les belles paroles en actes.
 
“Il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres.” Y a-t-il encore une Bonne Nouvelle pour notre monde d’aujourd’hui? Après le temps de la Tradition où la foi en Dieu allait de soi, et celui de la modernité où l’on a essayé de la défendre, nous sommes au temps de la relativité où elle ne pourra s’inscrire que dans la gratuité et la confiance. “Il reste la seule confiance d’hommes et de femmes qui, … dans les merveilles de la vie quotidienne qu’ils savent voir et dans les souffrances qu’ils essaient de supporter ou de porter avec les autres, s’en remettent à Dieu du quotidien et de l’ultime.
 
Jésus est venu pour nous donner chacun une raison de vivre. La Bonne Nouvelle est parvenue jusqu’à nous. Elle est encore capable de nourrir l’espérance dans un monde rempli d’injustices. Pour réaliser le projet de Dieu, il faut être solidaire. L’Église nous invite donc à commencer la nouvelle année par une semaine de prière pour l’unité des chrétiens. L’image de Dieu, tel un père plein d’amour et de miséricorde qui veut abattre toute forme de barrière entre les humains, ne sera pas vraiment crédible tant que cette même image nous ne saurons pas nous la renvoyer tout d’abord entre les chrétiens. L’unité n’est pas donnée par le fait que toutes ses parties sont identiques et qu’elles font la même chose. Leur unité repose sur le fait que chaque partie est consciente de sa propre valeur et de ce pour quoi elle est faite. Dieu crée l’unité non pas en effaçant les différences mais en les valorisant et en les intégrant l’une à l’autre. L’autre nous aide à grandir par ce qu’il a de différent et complémentaire.

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