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Missionnaires Clarétains France | 11 December 2019

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7 Dimanche de Pâques

7 Dimanche de Pâques
CMF France

Texte de l’Évangile (Jn 17,20-26): À l’heure où Jésus passait de ce monde à son Père, les yeux levés au ciel, il priait ainsi: «Je ne prie pas seulement pour ceux qui sont là, mais encore pour ceux qui accueilleront leur parole et croiront en moi. Que tous, ils soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi. Qu’ils soient un en nous, eux aussi, pour que le monde croie que tu m’as envoyé. Et moi, je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée, pour qu’ils soient un comme nous sommes un: moi en eux, et toi en moi. Que leur unité soit parfaite; ainsi, le monde saura que tu m’as envoyé, et que tu les as aimés comme tu m’as aimé. Père, ceux que tu m’as donnés, je veux que là où je suis, eux aussi soient avec moi, et qu’ils contemplent ma gloire, celle que tu m’as donnée parce que tu m’as aimé avant même la création du monde. Père juste, le monde ne t’a pas connu, mais moi je t’ai connu, et ils ont reconnu, eux aussi, que tu m’as envoyé. Je leur ai fait connaître ton nom, et je le ferai connaître encore, pour qu’ils aient en eux l’amour dont tu m’as aimé, et que moi aussi, je sois en eux».

Ce dimanche entre la fête de l’Ascension et la Pentecôte est une bonne occasion pour faire le point sur le message de Jésus. Dans l’extrait de l’évangile, Jésus s’adresse à son Père, mais aussi à nous. Il nous exhorte à ne faire plus qu’un en Dieu. L’unité qui doit unir les chrétiens, doit être de la même nature que celle qui unit Jésus à son Père. Être un, mais pas n’importe comment, pas comme une armée disciplinée, pas davantage dans une unité fusionnelle qui nierait les différences qui n’a rien à voir avec l’unité chrétienne. L’Évangile nous invite à être un homme, une femme, à être vrai.

L’unité dont parle Jésus est une espérance et elle existe déjà en Dieu, mais lorsque nous parlons d’unité, nous pouvons nous sentir un peu comme des coupables. La politique nous divise, mais il y a pire. Nous avons en tête les grandes déchirures de l’Église au cours de l’histoire, les guerres de religion et tous ces comportements qui ne sont pas à la hauteur du message.

L’unité  désirée par Jésus ne repose pas sur une simple unité d’opinion, de valeurs morales, ou d’affection fraternelle. Quand nous cherchons l’unité, en paroisse, en groupe de mission, en communauté, en famille ou en couple, nous venons vivre de l’amour de Dieu; nous réchauffons notre amour à l’amour même de Dieu. Dieu est le premier à nous aimer, et surtout il nous aime tels que nous sommes, même quand nous n’arrivons pas à nous aimer nous-mêmes. Avec Dieu il n’est jamais trop tard; avec Dieu on n’est jamais trop loin, parce qu’il vient lui-même pour effacer toute distance, pour écarter toute crainte. Pour ne faire qu’un entre nous, c’est-à-dire  recevoir ce  qui fera notre unité, il faut que  Dieu soit en nous. Nous devons donc d’abord laisser Dieu venir au fond de chacun de nous, tout comme le Père habite le cœur de son Fils.

Pendant ces jours qui nous séparent de la Pentecôte, prenons conscience du besoin que nous avons de vivre plus pleinement de l’Esprit qui nous a été donné afin de laisser le Christ venir nous habiter.  L’unité à laquelle nous sommes appelés, c’est l’unité même des personnes de la Trinité, une unité qui est fondée sur l’Amour, un Amour qui dépasse nos capacités propres, mais qu’il nous est donné de vivre en accueillant Celui qui vient en nous par l’action de son Esprit.

Nous sommes appelés sur le chemin de l’amour réciproque et de l’unité. Nous devons être des maillons, des anneaux de cette chaîne infinie des témoins de Dieu. Nous devons témoigner de la façon dont la Parole de Dieu doit être vécue et la propager à travers le monde. Nous sommes tous responsables d’alimenter le feu de l’amour.

L’unité des disciples n’est pas facultative. Elle n’est pas une exigence parmi d’autres. Elle est centrale. Elle est au  cœur de la fidélité chrétienne. C’est d’abord à ce signe que l’on peut nous reconnaître. Avant les paroles, ce sont donc nos actes qui construisent une communauté chrétienne fraternelle, respectueuse, libératrice, qui disent la bonne nouvelle de l’Évangile.

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