Image Image Image Image Image Image Image Image Image Image

Missionnaires Clarétains France | 11 December 2019

Scroll to top

Top

No Comments

15 Dimanche Temps Ordinaire

15 Dimanche Temps Ordinaire
CMF France

Texte de l’Évangile (Lc 10,25-37): ): Pour mettre Jésus à l’épreuve, un docteur de la Loi lui posa cette question: « Maître, que dois-je faire pour avoir part à la vie éternelle?». Jésus lui demanda: «Dans la Loi, qu’y a-t-il d’écrit? Que lis-tu?». L’autre répondit: «Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur, de toute ton âme, de toute ta force et de tout ton esprit, et ton prochain comme toi-même». Jésus lui dit: «Tu as bien répondu. Fais ainsi et tu auras la vie».

Mais lui, voulant montrer qu’il était un homme juste, dit à Jésus: «Et qui donc est mon prochain?». Jésus reprit: «Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho, et il tomba sur des bandits; ceux-ci, après l’avoir dépouillé, roué de coups, s’en allèrent en le laissant à moitié mort. Par hasard, un prêtre descendait par ce chemin; il le vit et passa de l’autre côté. De même un lévite arriva à cet endroit; il le vit et passa de l’autre côté. Mais un Samaritain, qui était en voyage, arriva près de lui; il le vit et fut saisi de pitié. Il s’approcha, pansa ses plaies en y versant de l’huile et du vin; puis il le chargea sur sa propre monture, le conduisit dans une auberge et prit soin de lui. Le lendemain, il sortit deux pièces d’argent, et les donna à l’aubergiste, en lui disant: ‘Prends soin de lui; tout ce que tu auras dépensé en plus, je te le rendrai quand je repasserai’.

»Lequel des trois, à ton avis, a été le prochain de l’homme qui était tombé entre les mains des bandits?». Le docteur de la Loi répond: «Celui qui a fait preuve de bonté envers lui». Jésus lui dit: «Va, et toi aussi fais de même».

Dans l’évangile, le juif pieux qui interroge Jésus considère sans doute que le prochain du juif est le juif, et celui du païen le païen. Il demande ce qu’il faut faire pour avoir la vie. La réponse de Jésus déplace radicalement les conceptions habituelles : son critère premier de proximité est l’appartenance à l’humanité commune : partager la même humanité passe avant tout le reste ; et son second critère c’est que la différence, l’appartenance à une communauté ou à une religion ne doivent pas empêcher le rapprochement et le partage, au contraire. Il s’agit non plus d’aimer seulement ceux qui nous ressemblent, mais ceux qui sont différents de nous, même nos adversaires, et même nos ennemis. Car le prochain est celui qui se rend proche.

A la question “Qui est mon prochain,” Jésus répond par la parabole du Bon Samaritain qui est comme une clé pour comprendre ses pratiques de libération, de guérison et de pardon. La parabole conduit en effet au cœur du débat entre la loi et le prochain, entre les principes ou les personnes. C’est clair : le prêtre et le lévite choisissent le respect de la loi qui leur interdisait de se souiller au contact du sang qui les rendrait inaptes au service du temple. Le samaritain, lui, n’a pas de religion et n’est donc pas prisonnier de la loi. Alors pendant que les autres sont obligés de préférer la règle, il est libre, lui, d’aimer l’autre.

Et Jésus retourne la question du docteur de la loi : “Lequel des trois, à ton avis, a été le prochain de l’homme tombé entre les mains des bandits ?” Tout autre manière d’envisager le prochain qui n’est pas forcément celui avec qui j’aurais en commun des liens de sang ou des d’affinités. Nous devenons le prochain quand nous nous rapprochons de quelqu’un. En fait, il vaudrait mieux parler, non pas de mon prochain, mais du prochain que moi je suis réellement. De qui je me fais proche ?  Je n’ai pas de prochain, je me fais le prochain de quelqu’un. Toute distance nous rapproche. Ce qui nous unit nous sépare. Ce qui nous brise nous recrée.”

A longueur d’évangile, Jésus nous est présenté comme un prophète qui remet en cause les rigueurs légalistes des responsables religieux. Il ose même transgresser certaines prescriptions au nom de l’exigence de se rendre proche de toute personne dans le besoin. Pour Jésus, tout être humain est sacré, parce qu’il est aimé de Dieu. Le sacré qu’il préconise est un sacré de relation.”

Et Jésus nous dit à chacun : « Va, et toi aussi, fais de même ». Jésus nous invite à incarner cette attitude, comme lui et avec lui. Par notre baptême, nous sommes appelés non seulement à « nous baisser » et à soigner le blessé mais à faire que d’autres, prennent soin de lui. C’est à nous de nous montrer, les uns aux autres, le chemin vers le service. D’ailleurs, nous voyons que Dieu met l’accent sur les maximums, non pas sur les minimums. « Il aima jusqu’au bout ». Croire à l’Évangile de Jésus, signifie savoir aller jusqu’au bout, jusqu’au bord du chemin. Allons et faisons de même que le bon Samaritain : allons et soyons témoins de la justice, allons former les autres à la justice, de l’engagement. Car ce n’est pas encore assez, il y a de nombreux blessés au bord de nos chemins que nous devons aider à se relever puisque nous avons tous le droit de cheminer. Que Jésus continue de nous montrer le chemin.

Submit a Comment

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.