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La question fondamentale

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« Le Seigneur est tendresse et pitié, sa bonté est pour tous»

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THOMAS, L’ENTÊTÉ DU CHRIST

10 avril 2010

C’est surtout son refus de croire ses condisciples sur l’apparition du Ressuscité qui l’a rendu célèbre.

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L'évangile au quotidien samedi 06 fév. 2010 PDF Imprimer Envoyer
Écrit par CMF France   
Vendredi, 05 Février 2010 22:36

16334_1251678621876_1526836297_648719_7524908_nEvangile de Jésus-Christ selon saint Marc 6,30-34.

Après leur première mission, les Apôtres se réunissent auprès de Jésus, et lui rapportent tout ce qu'ils ont fait et enseigné. Il leur dit : « Venez à l'écart dans un endroit désert, et reposez-vous un peu. » De fait, les arrivants et les partants étaient si nombreux qu'on n'avait même pas le temps de manger. Ils partirent donc dans la barque pour un endroit désert, à l'écart. Les gens les virent s'éloigner, et beaucoup les reconnurent. Alors, à pied, de toutes les villes, ils coururent là-bas et arrivèrent avant eux. Jésus, voyant une grande foule de gens sur le bord du lac, fut saisi de pitié envers eux, parce qu'ils étaient comme des brebis sans berger. Alors, il se mit à les instruire longuement.


Mission accomplie. De retour de cette première mission, les disciples viennent rendre compte de leur activité. Marc se contente de signaler le fait sans d‘autres précisions ni commentaires. Mais si les disciples font cette démarche c’est qu’ils ont compris que la mission n’est pas une activité ni un projet personnel (bien qu’elle implique la personne à fond), ni même du groupe (bien qu’elle l’implique essentiellement et totalement). La mission est reçue et on se doit de l’accomplir dans le cadre et selon la volonté de celui qui envoie. La mission reçue de Jésus c’est la continuation de sa propre mission, annonce de sa Bonne Nouvelle à tous les hommes jusqu’à la fin des temps. D’où la nécessité d’une référence continuelle à lui. C’est « sa mission » que nous portons.

Jésus invite sans plus les disciples à se reposer dans un lieu désert, prendre du temps pour refaire les forces. Ils en avaient besoin, assiégés qu’ils étaient sans cesse par les foules. Pouvoir respirer un peu était une nécessité. Refaire aussi et approfondir la signification de la mission et la portée de leur association à la mission de Jésus, de leur relation avec lui qui les entraînait dans ses relations avec Dieu et avec les hommes. On aimerait bien savoir que pouvait-il se passer dan une telle retraite. On aimerait finalement en faire l’expérience du désert avec le Christ. L’expérience du silence, de la solitude pour écouter au fond de notre vie la Parole de Dieu, la Parole de vie qu’est son Fils.

Mais les foules les attendaient dans le désert comme des brebis sans pasteur. Or, si la mission nous est confiée par Dieu dans la Mission de son Fils, la mission nous envoie vers les hommes, car c’est à l’humanité tout entière que la Bonne Nouvelle est adressée. Dans le désert avec le Christ c’est la Parole de Dieu que nous écoutons, qui nous éveille aux cris des hommes en détresse.  Celui qui est envoyé se doit donc aux hommes, qui sont dans l’attente du don de Dieu. L’envoyé doit être un expert de Dieu et un expert en humanité. À la suite du Christ on ne peut annoncer la Bonne Nouvelle sans être en même temps Nonne Nouvelle. C’est la vocation de l’Église. C’est la vocation de tout chrétien.

 

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