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Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 15,1-8.
À l'heure où Jésus passait de ce monde à son Père, il disait à ses disciples : « Moi, je suis la vraie vigne, et mon Père est le vigneron. Tout sarment qui est en moi, mais qui ne porte pas de fruit, mon Père l'enlève ; tout sarment qui donne du fruit, il le nettoie, pour qu'il en donne davantage. Mais vous, déjà vous voici nets et purifiés grâce à la parole que je vous ai dite : Demeurez en moi, comme moi en vous. De même que le sarment ne peut pas porter du fruit par lui-même s'il ne demeure pas sur la vigne, de même vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi. Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là donne beaucoup de fruit, car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire. Si quelqu'un ne demeure pas en moi, il est comme un sarment qu'on a jeté dehors, et qui se dessèche. Les sarments secs, on les ramasse, on les jette au feu, et ils brûlent. Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez tout ce que vous voudrez, et vous l'obtiendrez. Ce qui fait la gloire de mon Père, c'est que vous donniez beaucoup de fruit : ainsi, vous serez pour moi des disciples.
La coexistence, dans les personnes et dans la société, du bien et du mal est une réalité dérangeante et déconcertante. Comment à nos désirs de faire la vérité et le bien s’opposent les poussées, parfois vigoureuses, parfois sournoises, du mensonge et de l’égoïsme qui paralysent nos élans et font échec à nos projets ? Face à la présence du mal en nous-mêmes nous pouvons être tentés de baisser les bras dans une résignation impuissante. Devant le présence du mal dans la société nous pouvons réagir, comme les ouvriers de la parabole, par un zèle incontrôlé de destruction, d’éradication. Ce n’est pas par la violence que l’on met fin à la violence, mais par la persévérance dans le bien et la vérité, coulant ainsi notre faiblesse dans la déconcertante magnanimité de Dieu.
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